Bruxelles, 21/03/2001 (Agence Europe) - La commission des Affaires étrangères du Parlement européen, présidée par Elmar Brok (démocrate-chrétien allemand), a adopté le 20 mars une déclaration sur la "recrudescence des actions terroristes d'extrémistes albanais" à la frontière entre l'ancienne République yougoslave de Macédoine et le Kosovo, dans laquelle elle insiste en particulier sur l'adoption de "mesures préventives visant au désarmement des troupes irrégulières, et notamment un ultimatum leur enjoignant de rendre leurs armes sous peine d'une action militaire". La commission parlementaire, qui encourage le gouvernement de Skopje à poursuivre sa politique "garantissant les droits fondamentaux des minorités ethniques", souligne que le maintien dans ce pays de la paix et de la démocratie dans une société multiethnique est fondamental pour la mise en oeuvre de l'Accord de stabilisation et d'association qui doit être signé avec l'UE en avril prochain.
Au cours du débat, auquel a participé le Commissaire Chris Patten (qui a souligné la louable réserve dont avait fait preuve le gouvernement de l'Arym dans cette crise), Hans Dahlgren, au nom de la présidence suédoise, a insisté sur la nécessité de s'attaquer au crime organisé, qui joue un rôle aussi dans les fournitures d'armes. La commission parlementaire a enfin accueilli une demande du social-démocrate autrichien Hannes Swoboda qui souhaitait que la plénière de début avril à Strasbourg se prononce sur l'accord UE/Arym.