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Bulletin Quotidien Europe N° 7928
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sommet de stockholm/commission

M.Prodi attend du sommet des résultats sur la libéralisation de l'énergie, les marchés financiers, le ciel unique, le brevet communautaire, la qualité de la main-d'oeuvre et l'impact du vieillissement demographique

Bruxelles, 21/03/2001 (Agence Europe) - Le principal message aux participants au Conseil européen de Stockholm est "nous devons aller plus vite" et profiter de l'occasion qui s'offre de "cueillir les fruits de la croissance" et d'accélérer la mise en oeuvre des réformes économiques, a dit le président de la Commission européenne Romano Prodi en expliquant mercredi à la presse ce qu'il attend du sommet des 23 et 24 mars. Nous ne demandons rien d'impossible, a affirmé M. Prodi, qui avait déjà indiqué en février quels sont, selon la Commission, les domaines dans lesquels il faut mieux faire pour concrétiser la stratégie de Lisbonne (voir EUROPE du 8 février, p.6). Le Conseil européen devrait prendre des "engagements spécifiques" dans six domaines, a estimé M. Prodi, en précisant que "nous avons besoin" de:

- "targets" pour l'ouverture totale des marchés de l'électricité et du gaz et la libéralisation de la poste. Comme nous l'avons constaté hier avec M. Jospin, ceci doit aller de pair avec le maintien de la qualité et de l'universalité des services, en évitant les inconvénients que la libéralisation a pu avoir dans quelques pays, a dit M. Prodi.

- un "engagement précis" sur l'accélération de l'intégration des marchés financiers. M. Prodi a déclaré que la Commission est "pleinement d'accord" avec le rapport Lamfalussy, mais que le projet issu du Conseil était "inutilement complexe" et rendait les décisions plus lentes. M. Prodi, qui a souhaité que le Coreper, dans ses délibérations avant le sommet, "puisse tenir compte des objections de la Commission", a affirmé que celle-ci n'a pas agi pour "des raisons de pouvoir" mais pour revenir à la "simplicité et rapidité" décisionnelle voulue par le rapport Lamfalussy. Je n'exclus pas qu'on puisse parvenir à un accord rapide, a-t-il ajouté, tout en soulignant qu'il ne faut pas (ce qui, selon lui, est arrivé un peu trop souvent ces dernières années) profiter de chaque innovation pour introduire des changements dans les rapports bien consolidés Commission/ Conseil/Parlement européen. Ce dernier, selon lui, a joué dans cette affaire un rôle constructif.

- "décisions, même si probablement pas définitives", sur un ciel unique d'ici 2004. La proposition de la Commission est là, mais nous n'estimons pas utile de la mettre sur la table tant que ne sera pas réglée la divergence sur Gibraltar, a précisé M. Prodi. "L'histoire avance", a-t-il ajouté à propos des divergences anglo-espagnoles sur Gibraltar, en notant qu'il avait dû, ces derniers jours, "lire le Traité d'Utrecht, même en latin !".

- "d'ici la fin de l'année", un brevet communautaire qui ne soit pas trop coûteux (ce qui serait le cas s'il devait être traduit en dix langues et, après l'élargissement, en vingt langues) et qui soit juridiquement sûr (ce qui signifie qu'il faut une juridiction unique).

- une "meilleure compétence de la main-d'oeuvre", ce qui signifie notamment la qualification dans les nouvelles technologies et la formation tout le long de la vie.

- "engagements concrets" pour faire face au vieillissement démographique. M. Prodi a rappelé là qu'il a proposé que l'équilibre à long terme des systèmes de retraites soit introduit comme critère du Pacte de stabilité (voir son discours au PE dans EUROPE du 16 mars, p.13). Discutera-t-on, dans ce contexte, du problème de l'immigration? A cette question, M. Prodi a répondu que non et, à une journaliste polonaise, il a répété qu'il espère que ce problème sera traité avec davantage de "sérénité". Je ne crois pas qu'il y aura un énorme afflux d'immigrés des pays candidats, mais si l'opinion publique allemande et autrichienne a des inquiétudes, je ne vois pas comment on pourrait ne pas en tenir compte, a-t-il ajouté. Tout comme il a dit, à propos de la demande de la Pologne d'introduire un moratoire de 18 ans sur l'achat de terres, qu'il n'imagine pas que l'on va se précipiter pour acheter "la terre polonaise".

Le système satellitaire Galileo n'est-il pas une de vos priorités pour Stockholm? Oui, on est en train d'y travailler juste maintenant, et j'espère qu'on pourra lever les réserves britanniques et néerlandaises, que "je considère plus politiques qu'économiques", a affirmé M. Prodi, en soulignant l'importance de Galileo pour le rôle futur de l'UE en matière "scientifique, économique et militaire".

D'ici la fin de l'année, a dit Romano Prodi, nous devrons aussi disposer d'un cadre réglementaire pour les télécommunications et la téléphonie mobile (la situation est chaotique, alors qu'il s'agit d'un domaine où l'Europe a le leadership, a-t-il dit: voir plus loin).

M. Prodi souligne l'intérêt réciproque de l'UE et de la Russie dans la réforme économique

Interrogé sur les entretiens prévus à Stockholm avec le président Poutine, M. Prodi a dit que "nous avons besoin d'un cadre clair" des réformes économiques en Russie, réformes qui entraîneront un "processus d'investissements de nos entreprises" dans ce pays. L'intérêt réciproque dans les réformes est évident, a noté M. Prodi, qui indiqué qu'à Stockholm seront évoqués aussi les problèmes d'environnement (notamment à Saint Pétersbourg) et de la situation de Kaliningrad (qui, a-t-il remarqué, a des frontières avec deux pays qui "seront bientôt membres de l'Union"), et qu'"on parlera aussi, évidemment, de Tchétchénie, de droits de l'homme" avec le président russe.

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