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Bulletin Quotidien Europe N° 7924
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/fievre aphteuse

M. Byrne fait le point, de nombreuses questions des députés restent sans réponse

Strasbourg, 15/03/2001 (Agence Europe) - Le secrétaire d'Etat suédois Lars Danielsson a rappelé mercredi au Parlement les mesures prises au cours des dernières semaines pour empêcher la propagation de l'épizootie qui touche désormais non seulement le Royaume-Uni mais aussi la France. Le Conseil a toute confiance dans les mesures prises dans ces deux pays, a-t-il ajouté.

Le Commissaire David Byrne, pour sa part, a dit qu'au Royaume-Uni, la vigilance continue à s'imposer puisque l'on n'a pas atteint le pic auquel on s'attendait et que l'épizootie se propage toujours. Quant à la France, « je suis sûr que vous partagez les inquiétudes de la Commission après la découverte d'un cas sur le continent », a-t-il déclaré, en notant que les autorités françaises ont pris des mesures sévères pour éviter la propagation de la maladie. La Commission est très déçue par l'attitude des pays tiers qui ont décidé d'imposer des restrictions « superflues », et qui doivent être levées (voir EUROPE d'hier, p. 7). Le Secrétaire américain à l'Agriculture s'est engagé à réviser rapidement les mesures prises à Washington, et nous sommes convenus d'une coopération entre nos services vétérinaires pour trouver des solutions, a indiqué M. Byrne. Il y a un consensus pour que la vaccination ne soit pas réintroduite, a-t-il dit aussi.

L'Irlandaise Avril Doyle (PPE/DE) a estimé que "la réaction collective de l'UE est inadéquate et trop lente", et le socialiste français Georges Garot qu'il faut continuer à éliminer les animaux malades mais aussi indemniser les éleveurs, et a demandé comment cette maladie est arrivée en Europe, et comment arrêter la circulation du virus qui est présent dans plusieurs régions du monde. Le libéral néerlandais Jan Mulder a exigé une explication très claire sur les conséquences économiques de la non-vaccination et de la vaccination. La Verte française Danielle Auroi a lancé au Commissaire: « vous dévoyez le principe de précaution», parce que cette maladie n'est pas dangereuse pour la santé et les animaux peuvent en guérir. « Attaquez vous aux causes et cessez de traiter les conséquences », a-t-elle ajouté, à propos de l'agriculture intensive et des transports d'animaux vivants. L'Espagnol Salvador Jové Péres (GUE) a estimé que si l'on renonce à la vaccination, il faut réagir durement aux mesures d'embargo prises par le Canada et les Etats-Unis. L'Irlandais Liam Hyland (UEN) a invité à ne pas sous-estimer les conséquences sociales et économiques de cette crise. L'élu du Front national français Jean-Claude Martinez a déclaré: «A cause d'Adam Smith, les trains britanniques déraillent, les vaches britanniques déraillent et les moutons britanniques déraillent ». L'élu des chasseurs français Michel Raymond (EDD) a demandé un soutien accru pour les agriculteurs. Le travailliste Philip Whitehead a exprimé sa sympathie aux agriculteurs français et irlandais et a demandé lui aussi au Commissaire des informations complémentaires sur l'origine de la maladie. Le conservateur britannique Robert Sturdy a parlé d'une « véritable tragédie nationale » et a demandé si la situation est vraiment « under control » comme l'affirme le gouvernement britannique. Le travailliste irlandais Proinsias De Rossa a dit qu'il ne faut pas diaboliser un pays et, comme d'autres orateurs, a réclamé une réforme de la PAC.

Répondant aux députés, M. Byrne a constaté que la fièvre aphteuse est rare dans les pays de l'OCDE où l'agriculture est justement la plus intensive. Cette maladie est apparue au Royaume-Uni parce que la législation n'a pas été respectée: ce sont les Etats membres qui sont responsables de la mise en œuvre et du contrôle du respect de la législation, a-t-il rappelé.

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