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Bulletin Quotidien Europe N° 7726
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/denrees alimentaires

La définition commune du miel a fait l'objet d'un accord politique (avec l'opposition de l'Espagne)

Bruxelles, 26/05/2000 (Agence Europe) - Le Conseil Marché intérieur a marqué, jeudi, à la majorité qualifiée, son accord politique sur une proposition de directive concernant le miel. Après trois ans de débats, ce texte fixe des règles communes pour la composition, la fabrication, l'étiquetage et les indications d'origine des principales variétés de miel.

Des divergences de vues sont apparues sur la dénomination de miels pouvant être utilisés dans l'industrie, et notamment les pâtisseries industrielles. Ces produits sont définis dans la directive par les caractéristiques suivantes: présenter un goût ou une odeur étrangers, avoir fermenté ou avoir été surchauffé. Le Royaume-Uni et les pays nordiques souhaitaient pouvoir continuer à les appeler "miel de pâtisserie". Mais pour la Belgique, l'Espagne, la France, l'Italie, la Grèce et le Portugal, une appellation plus explicite sur le fait que ces produits ne sont pas destinés à la consommation directe était préférable. Le compromis n'en est pas un véritable, puisque les différentes versions linguistiques varient selon les préférences de chacun, entre "miel de pâtisserie" et "miel destiné à l'industrie".

Insatisfaite, l'Espagne a annoncé qu'elle voterait contre ce texte lors de son approbation formelle. Elle juge inacceptable qu'un même produit soit soumis à des règles différentes selon les pays et que la dénomination "miel de pâtisserie" pourrait induire le consommateur en erreur. Dans une situation assez cocasse, qui fait que les dénominations sur son territoire national seront différentes selon les communautés linguistiques, la Belgique s'abstiendra. Pour des raisons opposées, le Royaume-Uni a également annoncé qu'il s'abstiendrait. Il considère notamment que la dénomination "miel destiné à l'industrie" n'est pas nécessaire et pourrait déprécier, dans d'autres cas, les mesures prises en matière d'étiquetage relatif à la sûreté et à la qualité des produits.

Après approbation formelle, ce texte sera transmis au Parlement européen pour avis. Il fait partie d'un ensemble de cinq propositions présentées en juin 1996 pour simplifier la législation existante et faire le point sur les conditions d'étiquetage. Les quatre autres, portant sur les sucres, les laits de conserve déshydratés destinés à l'alimentation humaine, les jus de fruits et les confitures ont déjà été transmises au Parlement européen.

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