Bruxelles, 03/05/2000 (Agence Europe) - A l'initiative de Pedro Solbes, la Commission européenne a approuvé, mercredi, son "rapport sur la convergence" qui ne concerne que la Grèce et la Suède (le Danemark et le Royaume-Uni bénéficient d'un opt out tandis que les onze autres Etats membres sont d'ores et déjà membres de la zone euro). En ce qui concerne la Grèce, la Commission a constaté que ce pays remplissait désormais les quatre critères de convergence, condition sine qua non pour participer à la monnaie unique. Sur la base de cette appréciation positive et du rapport de convergence publié le même jour par la Banque centrale européenne, la Commission a, dès lors, approuvé une proposition de Décision du Conseil en vertu de laquelle la Grèce deviendrait le douzième Etat membre de la zone euro à partir du 1er janvier prochain. Cette décision devra être prise par le Conseil Ecofin après consultation du PE et après que les chefs d'Etat et de gouvernement en auront discuté lors de leur sommet de Santa Maria de Feira, les 19/20 juin prochains. Pour ce qui est de la Suède, le rapport de la Commission conclut qu'il n'y a pas lieu de modifier le statut de ce pays qui, s'il remplit très largement les trois critères économiques de convergence (stabilité des prix, situation des finances publiques et convergence des taux d'intérêt), ne satisfait toujours pas au critère du taux de change (la couronne n'a pas fait partie du mécanisme de change au cours des deux dernières années), sans compter que la législation suédoise n'est pas jugée compatible avec les statuts du Système européen de Banque centrale (indépendance insuffisante de la Banque centrale suédoise).
EUROPE rappelle que ce rapport intervient deux ans après les premiers rapports de convergence de la Commission et de l'Institut monétaire européen (précurseur de la BCE) publiés le 25 mars 1998 et après la décision du Conseil Ecofin du 3 mai 1998 concernant les Etats membres autorisés à adopter l'euro à partir du 1er janvier 1999. Pour qu'un Etat membre puisse adhérer à la zone euro, sa législation doit être compatible avec le Traité et avec les statuts du SEBC ; il doit aussi, conformément à l'article 121 § 1, avoir atteint un degré élevé de convergence économique, celle-ci étant mesurée à l'aune de critères relatifs à la stabilité des prix, à la situation des finances publiques, à la stabilité du taux de change et aux taux d'intérêt à long terme. De manière concrète, la Commission constate, dans son rapport, que les deux pays concernés se positionnent de la manière suivante par rapport à ces critères:
La Commission et la Banque centrale européenne ont exposé leurs conclusions devant la commission économique et monétaire du Parlement européen; voir les pages 10/11 de ce bulletin.