login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7704
JOURNEE POLITIQUE / (eu) construction europeenne

Selon le nouvel Eurobaromètre, seulement 28% des Européens considèrent l'élargissement une priorité - Le Parlement européen, pour 75% des personnes interrogées, joue un rôle de plus en plus important dans la vie quotidienne des européens

Bruxelles, 25/04/2000 (Agence Europe) - L'Eurobaromètre n°52 publié la semaine dernière, le premier depuis la nomination de la Commission Prodi, constate chez les personnes interrogées une progression de l'opinion favorable à la construction européenne. Ainsi: - 51% des citoyens estiment que l'appartenance à l'UE est une bonne chose (un gain de deux points en un semestre); les Etats membres les plus favorables à l'appartenance à l'UE sont Irlande, Luxembourg, Espagne, Pays-Bas, Portugal, et au dernier semestre, les opinions positives ont augmenté de 9 points en Espagne et au Portugal et de 6 points en Autriche par rapport au semestre précédent; - les citoyens européens approuvent la plupart des priorités actuelles de l'UE, à savoir la lutte contre la pauvreté, l'emploi, la sécurité intérieure, la lutte contre la drogue et le crime organisé, la protection des consommateurs et de l'environnement. Toutefois, l'Eurobaromètre relève des divergences d'opinions sur l'élargissement avec 28% seulement des citoyens qui estiment qu'il est une priorité, et 59% qu'il ne l'est pas; les pays qui trouvent que c'est une priorité sont le Danemark, la Suède, l'Irlande et la Grèce.

Cet Eurobaromètre (qui est disponible en ligne sur le site Europa, en consultant les pages de la direction générale Education et Culture) comporte des chapitres sur la qualité de vie des citoyens européens en l'an 2000, l'information et la connaissance qu'ils ont de l'UE, la vitesse de l'intégration européenne, les Institutions européennes, les élections européennes, l'euro ou encore l'apprentissage des langues. Voici quelques conclusions auxquelles il parvient:

1. La perception de la vitesse de l'intégration européenne varie d'un pays à l'autre: elle est la plus élevée en Irlande et en Espagne et la moins élevée en Belgique (malgré la présence des institutions européennes: NDR), en Suède et en Italie (malgré son opinion traditionnellement pro-européenne: NDR).

2. Quant à l'importance des institutions européennes pour la vie des citoyens, 75% des personnes interrogées estiment que le Parlement européen est l'institution la plus importante, suivie de la Commission européenne (68%), de la Banque centrale (65%) et de la Cour de Justice (59%). Par contre, l'Ombudsman européen et le Comité des Régions ne jouent pas un rôle important pour 33% des personnes sondées. Le Parlement européen est "extrêmement" important pour l'Irlande (87%), le Luxembourg et la Suède (85% tous les deux) mais moins pour le Royaume-Uni (65%) et l'Allemagne (69%). La même tendance se dégage pour la Commission européenne: Irlande (84%), Luxembourg (83%), Royaume-Uni (55%) et Allemagne (65%).

3. Parmi les politiques prioritaires de l'UE, les citoyens estiment à 90% que la priorité des priorités est la lutte contre le chômage (cela va de 82% au Danemark à 96% en France), suivie du maintien de la paix et de la défense (89%), de la lutte contre le crime organisé (88%), la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale (87%), alors que l'arrivée de nouveaux Etats membres est prioritaire seulement pour 28% des personnes sondées. La réforme des institutions en vue de l'élargissement constitue une priorité pour 51% des citoyens en moyenne mais de grandes différences existent entre pays: ainsi, 74% des Danois, mais seulement 41% des Finlandais considèrent qu'il s'agit d'une priorité. En moyenne, seulement 43% des personnes interrogées sont en faveur de l'élargissement de l'UE: les pays les plus favorables sont la Suède (62%), le Danemark (60%) et la Grèce (57%), tandis que les Autrichiens (35%) et les Français (34%) sont les plus réticents. Le sondage révèle encore que parmi les pays dont on souhaiterait le plus l'adhésion à l'UE se trouvent deux Etats qui ne sont pas candidats à l'heure actuelle: la Norvège (71%) et la Suisse (70%).

4. Quant au rôle de l'UE dans leur vie quotidienne au cours des cinq prochaines années, 51% des Européens pensent que ce rôle serait plus important, 31% qu'elle jouera le même rôle qu'actuellement et 7% pensent qu'elle aura un rôle moindre. Si on procède à une analyse par pays, le Portugal et la Grèce (tous deux avec 64% ) et l'Italie (63%) sont les plus convaincus que l'UE va jouer un rôle de plus en plus important dans leur vie de tous les jours, le Royaume-Uni est le seul pays où une majorité de gens croit au statu quo, tandis que les plus négatifs sont l'Irlande, l'Espagne et l'Allemagne.

5. La monnaie unique européenne est considérée nécessaire par 6 citoyens sur 10, 8% n'ont pas d'opinion et 32% sont carrément contre. Parmi les pays qui ne font pas partie de la zone euro, on constate que la Grèce (70%) est plus favorable à l'euro (auquel elle a d'ailleurs demandé d'adhérer: NDR) que le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède. Au Danemark et en Suède, environ 4 citoyens sur 10 sont pour l'euro et 5 sur 10 contre. Au Royaume-Uni, les "pour" sont 25%, et les "contre" 59%.

6. La perception de l'importance du rôle du Parlement européen s'est fortement accrue, par rapport au sondage du printemps 1999, au Portugal (+9 points), en Suède (+8), en Grèce (+5), en Irlande (+5), en Autriche (+5) et au Luxembourg (+3). Par contre, elle a baissé aux Pays-Bas (-8), au Royaume-Uni (-4), en France (-2) et au Danemark (-5). Quant à la participation aux élections européennes (seulement 55% des citoyens ont voté en moyenne aux élections de juin 1999), ceux qui ont voté disent l'avoir fait pour les raisons suivantes: devoir civique (64%), protection des intérêts nationaux (16%), appui à un parti particulier (16%), seule manière d'être entendu (14%), vote obligatoire (13%), pour l'UE (11%), pour appuyer un candidat précis (8%), pour donner au PE un rôle plus important (8%), autres raisons (4%), contre l'UE (3%);

7. Interrogés enfin sur leur connaissance des langues étrangères, environ la moitié des citoyens européens ont dit pouvoir s'exprimer dans une autre langue que leur langue maternelle, mais avec de très grandes variations selon les pays: ainsi, au Luxembourg, 97% de la population s'exprime dans une autre langue (ce pays pratique deux langues: français et allemand: NDR) et il en va de même aux Pays-Bas (91%), au Danemark (84%) et en Suède (82%). Par contre, au Royaume-Uni et en Irlande, les pourcentages sont nettement plus bas. L'anglais demeure la langue la plus parlée dans l'UE: elle est la langue maternelle de 16% de la population européenne, et 31% des Européens la connaissent suffisamment que pour tenir une conversation. L'allemand, qui est la langue maternelle de 24% de la population de l'UE, est parlée par 8% des autres Européens, le français, qui est la langue maternelle de 16% de la population de l'UE, est parlé ailleurs par 10% des gens) et l'espagnol, langue maternelle de 10% de la population de l'UE, est parlé par 40% des autres Européens.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE