Le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) a dénoncé, vendredi 31 juillet, les cyberactivités de la Corée du Nord, estimant que celles-ci causent des « préjudices financiers de plus en plus importants » à l'UE, à ses États membres et à leurs partenaires, notamment les entreprises privées.
« Ces activités permettent à la Corée du Nord de financer ses programmes nucléaires et balistiques illégaux et constituent une menace pour la sécurité et la stabilité internationales », a-t-il expliqué dans un communiqué.
Le porte-parole a souligné les préoccupations de l'UE concernant le système de 'travailleurs informatiques', dans le cadre duquel des agents nord-coréens proposent des services à distance sous de fausses identités afin de générer des revenus pour le pays. « Une sensibilisation accrue et une réponse forte et concertée sont essentielles pour contrer cette menace », a-t-il plaidé.
En parallèle du communiqué du SEAE, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Pakistan, les États-Unis, la Corée du Sud, l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni ont dénoncé, dans une déclaration commune (https://aeur.eu/f/n32 ), le réseau de travailleurs. Ils ont exhorté tous les pays, entreprises et entités à approfondir leur compréhension des programmes de travailleurs du secteur informatique nord-coréens et à mettre en œuvre des mesures pour contrer leurs tactiques.
Rappelant que l'UE avait déjà agi contre les cyberactivités malveillantes de la Corée du Nord, notamment en utilisant ses régimes de sanctions, le porte-parole du SEAE a prévenu que l'UE renforcerait son action. « Nous continuerons de travailler avec nos partenaires pour prévenir, dissuader et contrer cette menace afin de garantir la sécurité et la stabilité internationales ainsi qu'un cyberespace mondial ouvert, libre, stable et sûr », a-t-il promis. (Camille-Cerise Gessant)