Lors d’un débat en séance plénière, jeudi 9 juillet, plusieurs eurodéputés, dont Daniel Buda (PPE, roumain) et Maria Walsh (PPE, irlandaise), ont souligné que la laine représente une opportunité économique pour les agriculteurs et les zones rurales, mais que son potentiel reste freiné par le manque de marchés, de capacités de transformation et par une bureaucratie excessive (EUROPE 13819/15).
Au nom de la Commission européenne, la commissaire Dubravka Šuica a expliqué que la réglementation européenne sur les sous-produits animaux impose des règles sanitaires fondées sur le niveau de risque. La laine est classée dans la catégorie présentant le risque le plus faible, mais non nul, ce qui permet déjà plusieurs usages.
Selon elle, si certains agriculteurs se débarrassent de leur laine, ce n’est pas une obligation imposée par la réglementation européenne, mais une conséquence des difficultés économiques du secteur textile.
La Commission souhaite néanmoins ouvrir de nouvelles perspectives de valorisation, en facilitant l’utilisation des sous-produits animaux, en identifiant et en levant d’éventuels obstacles réglementaires et en développant des usages alternatifs de la laine, notamment pour la production d’engrais ou d’autres produits à base de laine, lorsque les conditions sanitaires sont respectées. (Lionel Changeur)