La commission de la pêche du Parlement européen a estimé, jeudi 9 juillet, que les facteurs socioéconomiques doivent avoir le même poids que les critères de durabilité environnementale dans la mise en œuvre de la politique commune de la pêche (PCP). Elle appelle donc les États membres à s’appuyer sur des critères objectifs environnementaux, sociaux et économiques pour l’attribution des quotas.
Le projet de rapport de Paulo do Nascimento Cabral (PPE, portugais), consacré au rôle des normes sociales, économiques et environnementales dans la PCP, a été adopté en commission par 21 voix pour, une contre et deux abstentions.
Les eurodéputés demandent aux États membres de renforcer les contrôles à l’importation afin de garantir que tous les produits de la pêche commercialisés sur le marché européen respectent les règles en vigueur. Ils invitent la Commission européenne à présenter un état des lieux de la mise en œuvre du système CATCH IT, destiné à lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, avec une attention particulière portée à son impact dans les régions ultrapériphériques. Ce dispositif devrait être promu auprès des pays tiers afin de les encourager à adopter des mécanismes de contrôle similaires.
Selon les députés, l’instauration de conditions de concurrence équitables pour les secteurs européens de la pêche et de l’aquaculture passe notamment par la correction des lacunes des accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable (APPD) et des accords commerciaux conclus par l’UE. Ils insistent sur la nécessité d’assurer une réciprocité des normes, notamment par l’introduction de mesures 'miroir' dans les accords commerciaux. (Lionel Changeur)