L’industrie chimique européenne « soutient la transition vers la neutralité climatique, mais la poursuite de cette transformation nécessite des conditions favorables », a mis en garde le CEFIC, le Forum de l'industrie chimique européenne, le 25 juin, à quelques jours de la révision du système ETS d’échanges de quotas d’émissions de CO2.
Ces conditions favorables sont notamment « une énergie bas carbone abordable et abondante, des mesures incitatives pour les produits bas carbone, des capacités de stockage d’énergie et de carbone ainsi que des infrastructures de transport, une protection efficace contre les fuites de carbone et une protection effective contre la concurrence déloyale ».
L'ETS « doit être adapté d’urgence, bien avant 2030, afin de créer un cadre plus flexible et favorable à l’industrie, reflétant les réalités industrielles et permettant aux entreprises de rester compétitives tout en progressant vers les objectifs climatiques de l’UE ».
Le coût du carbone « doit être atténué pour les entreprises tant que la transition climatique n’est pas techniquement et économiquement réalisable. Sans ces ajustements, l’Europe risque de perdre des capacités industrielles sans aucun bénéfice climatique, tout en augmentant sa dépendance ».
Le CEFIC établit une série de principes devant guider toute révision : - une trajectoire de plafonnement réaliste ; - des mécanismes robustes de limitation des fuites de carbone ; - des valeurs de référence appropriées reflétant pleinement la situation du secteur chimique ; - la suppression de la règle d'invalidation du MSR (Réserve de stabilité du marché) ; - l'absence de conditionnalité pour la réduction des fuites de carbone ; - l'élimination des réglementations contradictoires grâce à un cadre juridique cohérent.
Lien vers la position : https://aeur.eu/f/mnv (Solenn Paulic)