Depuis son adhésion au Conseil de l’Europe en 2003, la Serbie fait l’objet de rapports de suivi, dont le dernier, consacré au fonctionnement des institutions démocratiques, a été présenté à l’Assemblée parlementaire mardi 23 juin.
Assorti d’une Résolution adoptée par 89 voix pour, 13 contre et 4 abstentions, il acte de « sérieuses préoccupations (…) quant au respect par le pays des principes de la démocratie, de l’État de droit et des libertés publiques ».
Si les deux rapporteurs - Victoria Tiblom (Suède, CEPA) et Yunus Emre (Turquie, SOC) – reconnaissent des progrès dans la lutte contre la corruption et les réformes judiciaires depuis 2003, ils s’inquiètent de la polarisation du climat politique ainsi que des tensions entre, d’une part, la majorité gouvernementale et, d’autre part, l’opposition politique, le mouvement étudiant et la société civile.
Sont notamment pointées les dérives qui ont marqué la répression des manifestations consécutives à l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad en 2024 (notamment l’utilisation d’une arme sonique à Belgrade en 2025) ainsi que les intimidations à l’encontre d'organisations de la société civile, des défenseurs des droits humains et des médias.
La Résolution revient également sur les 'lois Mrdić' de janvier 2026. Consacrées aux juges et au ministère public, elles ont entraîné de vives tensions avec la Commission européenne.
Appel est fait à leur mise en conformité avec les recommandations de la Commission de Venise et les normes européennes.
Lien vers la Résolution : https://aeur.eu/f/mij (Véronique Leblanc)