L’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer (ERA) relève des lacunes au niveau du comptage de l'énergie de traction ferroviaire, dans son rapport publié jeudi 19 mars.
L'énergie de traction ferroviaire représente un poste de dépenses majeur pour le secteur ferroviaire, et l'absence d'un système de comptage adéquat de la consommation énergétique nuit à son efficacité énergétique et économique. Des obligations sont définies depuis 2020 pour les systèmes de collecte de données.
L’étude a révélé que treize États membres de l'UE ne respectent pas les spécifications techniques d'interopérabilité en matière d'énergie, soit parce qu'ils n'ont pas encore mis en place de système de collecte de données, soit parce que leurs systèmes sont limités aux trains nationaux. Les entreprises ferroviaires ne peuvent bénéficier de l'accès des tiers et du libre choix de leur fournisseur d'énergie que dans sept États membres.
L’ERA a recommandé, outre la garantie de l'application des spécifications techniques, d’analyser la possibilité de modifier et d'étendre leur champ d'application. En effet, la plupart des problèmes identifiés résident dans les fonctions d’échange et de règlement des données de consommation d’énergie, qui sont actuellement laissées à l’autorégulation par les normes et accords du secteur ferroviaire. Il manque de clarté au niveau de l’UE quant aux limites entre la législation du marché de l’énergie et celle du marché ferroviaire.
L’agence a également recommandé d'analyser le statut juridique des gestionnaires d'infrastructure et de l'approvisionnement en énergie en ce qui concerne les infrastructures et les services de courant de traction dans les États membres.
Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/lai (Anne Damiani)