L'agence Europol et le ministère argentin de la Sécurité nationale ont conclu, en décembre dernier, un accord visant à « établir des relations de coopération » pour aider l’UE et l’Argentine à « prévenir et combattre » la criminalité grave et organisée en Europe et en Amérique du Sud, principalement par l’échange d’informations, selon un article publié par Europol jeudi 15 janvier.
L'accord couvre un ensemble d'infractions comprenant notamment le terrorisme, le narcotrafic, la traite d'êtres humains et la pédocriminalité. Il prévoit le partage de « connaissances spécialisées », de rapports de situation et de résultats d’analyses stratégiques ainsi que la « participation à des activités de formation » et un appui aux enquêtes individuelles.
Les parties précisent toutefois que cette collaboration ne constitue pas un accord international au sens du Traité sur le Fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) et qu'il « ne fournit pas de base juridique pour le transfert de données à caractère personnel » par Europol, ces transferts ne pouvant intervenir que cas par cas, avec des garanties supplémentaires.
Un point de contact national argentin sera chargé d’assurer les échanges avec Europol 24 heures sur 24 et de coordonner les autorités répressives concernées.
L'accord complet : https://aeur.eu/f/ka6 (Justine Manaud)