Le président du Conseil européen, António Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont salué, vendredi 9 janvier, les efforts en cours au Liban pour le désarmement des groupes armés non étatiques, dont le Hezbollah.
« Nous sommes attachés au Liban, à sa souveraineté et à son intégrité territoriale. Il n’y a pas de place pour les milices armées. Elles compromettent la sécurité et la stabilité du pays », a rappelé M. Costa lors d’une rencontre à Beyrouth avec le président libanais, Joseph Aoun. Il a salué le leadership du président dans les efforts pour établir le monopole de l’État sur la détention d'armes. « Il s’agit d’une étape cruciale pour garantir au Liban le plein contrôle de son territoire », a expliqué M. Costa.
M. Costa et Mme von der Leyen ont ainsi tous deux salué l'annonce de l’armée libanaise, la veille, de la fin du désarmement du Hezbollah dans la partie sud du pays, à la frontière israélienne - première phase du plan visant à désarmer le groupe. « Il est primordial de garantir le désarmement complet du Hezbollah », a ajouté la présidente de la Commission européenne.
Cette dernière a rappelé que l’UE apportait notamment un soutien aux Forces armées libanaises - notamment avec la 'Facilité européenne pour la Paix' - et aux forces de sécurité intérieure, précisant que l’UE était prête à renforcer encore davantage sa coopération. Les États membres de l'UE discutent actuellement d’une possible mission PSDC civile en appui des forces de sécurité civile ou/et pour aider à la gestion des frontières, ou encore d’une mission de formation pour les forces armées (EUROPE 13772/19).
« Il est crucial que le cessez-le-feu entre le Liban et Israël soit pleinement respecté par toutes les parties », a ajouté Mme von der Leyen.
Le président du Conseil européen a salué la participation de représentants civils libanais et israéliens à une réunion, plus tôt dans la semaine, sur le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu. « Il s'agit d'un progrès significatif. La stabilité durable dans la région ne peut être atteinte par la seule voie militaire », a expliqué M. Costa. (Camille-Cerise Gessant)