Dans le cadre d’un débat en commission ENVE du Comité européen des régions, lundi 5 mai, sur un projet d’avis concernant la contribution de l’UE à la COP30 à Bélem, l’ambassadeur du Brésil auprès de l’UE, Pedro Miguel Costa E Silva, a dit espérer que l’UE « se joindrait » au niveau d’ambition du Brésil, en ce qui concerne sa future 'Contribution déterminée au niveau national' (CDN).
« Le Brésil et l'UE sont engagés dans la lutte contre le changement climatique. Nous pouvons avoir des divergences d'opinions et de positions, mais nous partageons le même objectif général », a-t-il déclaré.
Le Brésil a été l’un des premiers pays à remettre sa CDN, fixant d’ici 2035 un objectif de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre de 59 à 67% en dessous des niveaux de 2005.
L’Union européenne, quant à elle, n’a toujours pas présenté sa CDN, étant donné que la proposition législative concernant l’objectif climatique 2040 se fait toujours attendre (EUROPE 13630/1, 13344/1). Une fois négocié pour l’inclure dans la législation européenne sur le climat, cet objectif pour 2040 permettra d’élaborer les ambitions de l’UE pour 2035.
Par ailleurs, l’ambassadeur brésilien a expliqué que cette nouvelle COP, qui aura lieu en novembre, était celle de la « mise en œuvre ».
« Nous ne sommes plus en mode négociation. Il est temps de produire des résultats, et je suis sûr que les défis à venir sont clairs pour chacun d'entre nous », a-t-il insisté.
Il a également rappelé que les discussions de la COP ne se concentreraient pas uniquement sur « l’atténuation », mais aussi en grande partie sur le financement de « l’adaptation » au changement climatique.
La rédactrice du projet d'avis, Nadia Pellefigue (PES, française), quant à elle, a souligné les conséquences de la sortie des États-Unis de l’Accord de Paris. « Cela envoie un signal négatif et affaiblit la confiance dans le multilatéralisme, mais comme en 2020, cela ne doit pas freiner notre ambition », a-t-elle déclaré.
Elle a souligné également le rôle important des villes et des régions pour renforcer la collaboration.
« Des États, des régions, des villes aux États-Unis conduisent des politiques sur le terrain qui contribuent à lutter contre le dérèglement climatique. Ce sont nos capacités de dialogue en tant qu’autorités locales (...) qui nous permettent de faire des progrès là où, parfois, le dialogue interétatique est devenu plus compliqué » a-t-elle souligné.
Pour voir le projet d’avis : https://aeur.eu/f/go0 (Pauline Denys)