Le ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce, Jozef Síkela, a envoyé une lettre à la commissaire européenne à l’Énergie, Kadri Simson, jeudi 5 septembre, en réaction à l’expiration de l’accord de transit gazier entre la Russie et l’Ukraine à la fin de l’année (EUROPE 13471/12), comme le révèle un communiqué de presse du ministère tchèque.
M. Síkela a mis l’accent sur la capacité des gazoducs traversant le territoire tchèque à remplacer le volume actuel de gaz naturel transitant par l'Ukraine, s’élevant à environ 40 à 42 millions de mètres cubes par jour.
« En cas d'interruption du transit du gaz russe via l'Ukraine, il faudra trouver un approvisionnement de remplacement, principalement auprès d'autres fournisseurs. Nous devons éviter la situation qui consiste à acheter du gaz qui, officiellement, n’est pas russe, mais qui pourrait être échangé contre du gaz russe en cours de route », a-t-il déclaré.
La fin de l’accord de transit affecterait principalement les pays situés à l’est de la République tchèque.
Selon M. Síkela, l’alternative la plus appropriée consisterait donc à utiliser le gaz provenant des pays d'Europe occidentale, importé principalement sous forme de GNL, qui pourrait être transporté à travers la République tchèque.
De plus, la décision allemande, suite aux revendications de la République tchèque, de la Hongrie, de l’Autriche et de la Slovaquie, d’abolir en 2025 la taxe sur le stockage du gaz (‘Gasspeicherumlage’) qui rend le transport de gaz à travers l’Allemagne plus coûteux (EUROPE 13420/3) « contribuera de manière significative à la mise en œuvre de ce plan », souligne le communiqué. (Pauline Denys)