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Bulletin Quotidien Europe N° 13456
INSTITUTIONNEL / Ukraine

« Notre première tâche aujourd'hui est de confirmer notre soutien indéfectible à l'Ukraine », affirme le Premier ministre anglais Keir Starmer

« Notre première tâche aujourd'hui est de confirmer notre soutien indéfectible à l'Ukraine, de nous unir une fois de plus derrière les valeurs que nous chérissons et d'affirmer que nous ferons face ensemble à l'agression sur ce continent », a déclaré le Premier ministre britannique, Keir Starmer, lors du sommet de la communauté politique européenne (CPE) qu’il a présidé, jeudi 18 juillet, au palais de Blenheim, un monumental château anglais situé à Woodstock dans l'Oxfordshire.

« La menace russe s'étend à toute l'Europe », a ajouté le Premier ministre britannique, qui a accueilli 45 délégations.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a plaidé pour que les Européens restent unis dans leur soutien à son pays en guerre. « Plus notre défense aérienne sera efficace, plus Vladimir Poutine sera impuissant. Moins nous restreindrons l'utilisation d'armes efficaces, plus la Russie recherchera la paix », a-t-il affirmé.

Contribuer à la bravoure. Les plateformes militaires d'où les jets russes décollent avec des bombes, « tout cela doit être détruit. Cela permettra d'éliminer certaines cibles et de réduire la capacité de la Russie à poursuivre cette guerre », a-t-il avancé. « J'en appelle à tous les dirigeants qui peuvent contribuer à la bravoure requise. Et je m'adresse en premier lieu aux États-Unis, au Royaume-Uni, à la France, à l'Allemagne, à la Pologne, à d'autres amis. Votre courage peut être décisif pour la paix », a lancé M. Zelensky. Le Président avait déjà fait cette demande lors du sommet de l'OTAN, sans recevoir de réponse positive des Alliés (EUROPE 13451/1).

Il a critiqué, sans le nommer, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, présent à Blenheim, et qui a entamé une 'mission de paix' à Moscou sans l'aval de l'UE. « Si quelqu'un essaie de résoudre des problèmes dans le dos des autres ou même aux dépens de quelqu'un d'autre, pourquoi devrions-nous prendre en compte cette personne ? », s'est interrogé le président ukrainien.

Viktor Orbán, quant à lui, a estimé que les autres pays de l’UE « pensent pouvoir détruire militairement les Russes, ce que je ne crois pas : il n'y a pas de solution à ce conflit sur le champ de bataille ». La solution se trouve, à ses yeux, sur la table des négociations (voir autre nouvelle).

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, n'est pas non plus de cet avis. L'Ukraine a besoin « d'une défense aérienne, de munitions, de plus d'armes lourdes pour repousser la Russie hors de son territoire et pour mettre fin aux attaques incessantes de la Russie », selon elle. « Je pense que nous avons trop parlé de la défense de l'Ukraine. Il est maintenant temps de repousser la Russie », a-t-elle lancé lors de la CPE.

Flotte fantôme. Les Britanniques ont lancé un appel à l'action au sujet de la 'flotte fantôme', ces navires qui permettent à la Russie de contourner les sanctions sur le commerce de pétrole russe. « Nous nous engageons à sanctionner les navires qui aident la Russie à contourner les sanctions », a confirmé Keir Starmer, à la fin de la 4e réunion de la CPE. L'UE a déjà pris des sanctions en ce sens (EUROPE 13436/4). (Lionel Changeur)

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