Trente-six eurodéputés siégeant dans le groupe La Gauche au Parlement européen ont été élus, dimanche 9 juin, à l’issue du scrutin auquel ont participé près de 51% des électeurs des 27 pays membres de l’Union européenne.
Selon les projections les plus récentes, la famille de gauche radicale a perdu un siège et réalisé, avec 36 sièges sur 720, le plus petit score des sept groupes politiques composant actuellement l'hémicycle du Parlement européen.
« La Gauche a pu maintenir sa position, en dépit d’un contexte particulièrement complexe. Dans certains pays, nous avons d'excellents résultats », s’est réjoui le candidat tête de liste (‘Spitzenkandidat’) du Parti de la gauche européenne (PGE), Walter Baier (autrichien) (EUROPE 13357/15), dimanche soir.
La percée de La Gauche a été particulièrement importante dans les pays nordiques, là où l'extrême droite, au contraire, a reculé. Trois eurodéputés finlandais, un danois et deux suédois siégeront pour La Gauche au Parlement européen.
En Belgique, où l’on votait également pour des élections nationales et régionales, le Parti du Travail de Belgique (PTB) a obtenu un second siège au PE.
La plupart des autres sièges de La Gauche ont été obtenus en France (9 sièges), en Allemagne (4), en Grèce (4), en Espagne (3), en République tchèque (1), aux Pays-Bas (1), au Portugal (1), à Chypre (1).
En revanche, aucun parti d’extrême gauche n’a gagné de sièges européens en Autriche, Bulgarie, Croatie, Estonie, Slovaquie, Slovénie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Hongrie, Italie, au Luxembourg et à Malte.
« La Gauche reste une force importante dans un contexte de montée de l'extrême droite. Nous redoublerons d'efforts pour lutter contre cet extrémisme et le statu quo bien ancré qui le favorise », a déclaré la coprésidente du groupe, Manon Aubry (française), à l’issue du scrutin, alors que les élections européennes en France ont été marquées par le triomphe des droites radicales.
« Il est essentiel de s'en prendre au terreau fertile qui a été créé pour la montée de l'extrême droite. Si nous ne répondons pas à la colère des gens et qu'on ne prend pas au sérieux cette colère, alors nous perdrons cette bataille. Elle se gagnera en dehors de ce Parlement, sur le terrain, pour regagner ces gens qui expriment un ras-le-bol des politiques traditionnelles », a déclaré Marc Botenga (La Gauche, belge) face la presse, dimanche soir.
Voir les résultats des élections européennes et les dernières projections du futur hémicycle du Parlement européen : https://aeur.eu/f/cl0 (Bernard Denuit)