Comme le prédisaient les derniers sondages, la famille du Parti socialiste européen a réussi, dimanche 9 juin, à maintenir sa place de deuxième plus grande famille politique au Parlement européen après les chrétiens-démocrates du Parti populaire européen (PPE) (EUROPE 13426/1).
Avec 139 sièges, la famille socialiste fait légèrement moins bien qu’en 2019 (140), mais certains reculs, comme la mauvaise performance du SPD allemand, qui a essuyé, avec 14% des voix, son pire score depuis 1949, étaient déjà anticipés.
Dans le même temps, la bonne tenue des formations socialistes française (14 sièges), espagnole (20 sièges) et italienne (17 sièges) ont permis au groupe S&D de se stabiliser.
L'Alliance de gauche suédoise a aussi réalisé une forte progression avec 5 sièges.
Nicolas Schmit, le ‘Spitzenkandidat’ du PES, a félicité rapidement la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et son parti, le PPE, pour leur victoire et s’est dit « ouvert à une forte coopération avec toutes les forces démocratiques dans ce Parlement européen ; on l’a dit dès le début et on continue à le dire ».
« Nous sommes prêts à négocier un accord pour les prochaines années pour rendre l’Europe plus sûre, plus sociale, plus forte économiquement », a ajouté le candidat du PES, refusant de travailler avec ceux qui « veulent démanteler l’Europe ».
Le Luxembourgeois s’est aussi dit heureux de voir que les forces démocratiques semblent toujours prêtes à s’unir et travailler ensemble. Il s’est dit « confiant » que ces forces pourront trouver un moyen de gouverner ensemble.
Plus tôt, le vice-président du groupe S&D, Pedro Marques, s’était aussi félicité de la stabilité des résultats, qui prouve que « Nicolas Schmit a fait une bonne campagne » et que les électeurs ont approuvé les résultats concrets obtenus par le groupe socialiste, que ce soit sur le 'Pacte vert' ou la dimension sociale de l’Europe.
Ces résultats pointent vers la reconduction d’une majorité « pro-européenne » au PE, a ajouté le socialiste qui a rappelé le refus de sa famille de négocier une coalition avec les groupes CRE ou ID.
Les socialistes se battront pour le maintien d’une majorité pro-européenne qui soit notamment « pro-État de droit » et en faveur de la poursuite du soutien à l’Ukraine. « Il n’y aura pas de collusion avec l’extrême droite du CRE et d’ID, c’est très clair ».
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