En vue de la réunion du groupe de travail 'Jeunesse' du Conseil de l’UE mercredi 2 septembre, la Présidence allemande a transmis aux délégations nationales la version révisée d’un projet de conclusions, dont EUROPE a obtenu copie.
Le texte, daté du 26 août, porte sur « la promotion de la conscience démocratique et de l’engagement démocratique des jeunes ».
Considérant la jeunesse comme « une étape déterminante de la vie méritant une attention particulière d’un point de vue politique », la Présidence estime que tout jeune devrait pouvoir participer aux décisions le concernant et plaide pour que des mesures politiques soient prises en ce sens.
Ainsi, les États membres sont tout d'abord invités à garantir la mise en œuvre de programmes de financement sur le long terme, afin de soutenir les organisations de jeunes.
Engagement civique. Les gouvernements sont également appelés à « reconnaître l’intérêt particulier et l’engagement civique dont font preuve les jeunes » dans des domaines tels que l’environnement ou l’égalité des sexes.
« Il convient de soutenir l'engagement des jeunes au niveau local, par exemple dans les conseils d'étudiants, les organisations locales de jeunesse », souligne le texte.
La Commission européenne est en outre priée de prendre en compte les intérêts des jeunes et leurs engagements dans les programmes et processus européens. La Conférence sur l’avenir de l’Europe et le Pacte vert européen, par exemple.
Par ailleurs, le projet de conclusions presse la Commission et les Vingt-Sept de développer la participation des jeunes aux processus politiques.
Numérique. L'accent, enfin, est également mis sur les médias et les technologies numériques. Ces derniers présentent, selon la Présidence, un « grand potentiel » pour renforcer la confiance des jeunes dans la démocratie, à condition d’éviter certaines dérives.
Le projet de conclusions prône donc une communication en ligne « active et autoréfléchie ». Il appelle les États à promouvoir l'éducation numérique et médiatique des jeunes, afin notamment d'accroître leur capacité à gérer la surcharge d'informations, la désinformation et les discours de haine. (Agathe Cherki)