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Bulletin Quotidien Europe N° 12322
INSTITUTIONNEL / Commission

L'équipe 'von der Leyen' prend forme

Le Collège des commissaires européens qu'Ursula von der Leyen souhaite présider à partir du 1er novembre ne sera officiellement dévoilé que mardi 10 septembre (EUROPE 12321/10).

Mais les spéculations vont bon train sur l'identité des commissaires et surtout, sur les portefeuilles qui leur seront attribués. Non datée, une liste - qu'EUROPE s'est procurée - alimentait particulièrement les rumeurs, vendredi 6 septembre.

À prendre avec toutes les précautions d'usage, elle décrit un Collège composé de treize femmes et de quatorze hommes, sans commissaire désigné par le Royaume-Uni, l'institution européenne travaillant sur l'hypothèse d'un Brexit effectif - avec ou sans accord - au 31 octobre (EUROPE 12321/10).

Comme prévu, deux personnalités siégeant déjà au sein de la Commission 'Juncker' se distinguent. Conformément à la requête des leaders sociaux-démocrates au Conseil européen (EUROPE 12287/1), le socialiste néerlandais Frans Timmermans aurait le même niveau hiérarchique que la libérale danoise Margrethe Vestager.

Tous deux seraient en effet intronisés à la fonction de vice-président exécutif, un poste au pouvoir vraisemblablement un peu supérieur à celui de vice-président qu'occuperait le Haut Représentant permanent aux Affaires étrangères, le socialiste Josep Borrell. Ils géreraient les deux portefeuilles - le Climat pour M. Timmermans et l'Industrie numérique pour Mme Vestager - appelés à prendre encore plus d'ampleur dans les cinq ans à venir.

Vendredi, certains observateurs faisaient néanmoins valoir le faible nombre de vice-présidents dans cette liste par rapport à l'exemple de la Commission 'Juncker', qui avait introduit le concept. Ancien Premier ministre et vice-président dans le Collège sortant, le chrétien-démocrate letton Valdis Dombrovskis pourrait également être nommé à ce poste. D'autres observateurs posaient aussi la question de la capacité des vice-présidents (exécutifs) à mobiliser directement les directions générales.

Autre incongruité remarquée : l'attribution à la libérale française Sylvie Goulard du portefeuille de la Concurrence. Traditionnellement, un portefeuille aussi sensible ne revient pas à la France, ni à l'Allemagne, en raison des risques de conflits d'intérêts possibles pouvant entacher certaines décisions.

Voir le projet d'équipe 'von der Leyen' : http://bit.ly/2kwHYd2 (Mathieu Bion et Hermine Donceel)

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