Les dirigeants du G7 sont convenus d’une déclaration commune d’une page, consacrée presque exclusivement à la situation internationale : en plus de l’Iran (EUROPE 12313/1), le texte revient sur l’Ukraine, la Libye et Hong Kong. La déclaration, a minima par sa taille, mais aussi son contenu, relève les convergences minimales entre les grandes puissances. Les questions internationales ont été le sujet du diner d’ouverture du G7, le 24 août.
Ukraine. Devant la presse, le président français, Emmanuel Macron, a confirmé la tenue prochaine d’un sommet des dirigeants en format Normandie (France, Allemagne, Ukraine et Russie). M. Macron avait plaidé pour une telle rencontre à l’issue d’un entretien avec le président russe, Vladimir Poutine, le 19 août (EUROPE 12311/1). Il s’est également entretenu par téléphone avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. « La France et l’Allemagne organiseront un sommet en format Normandie dans les prochaines semaines afin d’obtenir des résultats concrets », souligne la déclaration du G7. M. Macron a estimé que les « conditions étaient réunies pour avoir un sommet utile », précisant que des avancées concrètes étaient possibles.
Libye. La déclaration du G7 revient également sur la Libye, pour laquelle les dirigeants soutiennent « une trêve qui peut donner lieu à un cessez-le-feu durable ». « Nous considérons que seule une solution politique permettra d'assurer la stabilité » du pays, rappelle le G7. Il appelle ainsi à une conférence internationale « bien préparée, associant toutes les parties prenantes et tous les acteurs régionaux concernés par ce conflit ». En plus de cette conférence que les dirigeants souhaitent réunie « dans les meilleurs délais », selon M. Macron, le G7 apporte son soutien au travail des Nations Unies et de l’Union africaine, afin de mettre en place une conférence interlibyenne. La discussion sur la Libye a été élargie aux pays africains présents (Afrique du Sud, Égypte, Burkina Faso, Sénégal), mais aussi aux représentants de l’Union africaine et de l’ONU.
Asie. Alors que les manifestations se poursuivent à Hong Kong, le G7 réaffirme « l’existence et l’importance de la déclaration sino-britannique de 1984 », appelant à éviter les violences. Devant la presse, le président français est aussi revenu sur la situation en Corée du Nord, soulignant l’attachement du G7 à la dénucléarisation complète et vérifiable de la péninsule coréenne. Selon M. Macron, lors de la discussion, le Premier ministre japonais, Shinzō Abe, a également insisté sur l’importance des droits de l’homme, dont la question des personnes enlevées, qui doit être traitée.
Syrie. De même, si la Syrie n’est pas citée dans la déclaration finale, le président français a rappelé la préoccupation des dirigeants concernant la situation à Idlib et le besoin de protéger la population, le personnel humanitaire, les défenseurs des droits et les journalistes. Il a rappelé le soutien du G7 au processus politique sous l’égide de l’ONU. Selon lui, la stabilité ne sera durable que si la Syrie est pacifiée et plus inclusive et que les réformes proposées sont votées par les Syriens présents dans le pays, mais aussi à l’étranger. M. Macron a également rappelé qu’un retour des réfugiés sera possible uniquement quand leur sécurité pourra être pleinement assurée.
Voir le texte de la déclaration : http://bit.ly/2U44jfk (Camille-Cerise Gessant)