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Bulletin Quotidien Europe N° 12244
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ACTION EXTÉRIEURE / Balkans occidentaux

Mme Merkel et M. Macron insistent sur la stabilité régionale

Quelques minutes avant le sommet des Balkans occidentaux à Berlin, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, ont insisté, lundi 29 avril, sur l’importance de la stabilité régionale. 

« Nous voulons œuvrer à leur stabilité [des Balkans occidentaux, NDLR], indépendamment de tout autre agenda, car nous sommes aussi convaincus que cette stabilité passe par l’agenda régional et une plus grande intégration économique entre les États membres et une plus grande intégration et coopération entre eux », a souligné le président, rappelant que la stabilité de la région était « de facto notre stabilité ».

De son côté, la chancelière a prévenu que « tous les pays de la région ne pouvaient se développer qu’ensemble ». « Il ne peut pas y avoir de négociations, d’accords négociés au détriment des autres », a-t-elle ajouté. Le sommet avait notamment pour objectif, selon elle, de regarder les différentes situations dans les différents pays et de voir quel « élan spécial » était nécessaire pour faire des progrès. 

Mme Merkel, tout comme M. Macron, a salué l’Accord de Prespa entre la Macédoine du Nord et la Grèce, le président estimant que cet accord montrait qu’il était « possible de régler des différends qui semblaient indépassables ». 

Un exemple pour la Serbie et le Kosovo, alors que la France et l’Allemagne voudraient que le Dialogue reprenne. « Nous n’avons pas l’intention de prescrire une solution, mais de regarder toutes les options possibles, d'essayer de dépassionner le débat et d’essayer d’avancer sans tabous et sans crispation régionale », a expliqué M. Macron. 

Et pour couper court au débat, la chancelière, qui a pris la parole la première, a tout de suite précisé que bien que la France et l’Allemagne soient « très engagées dans la perspective européenne des Balkans occidentaux », le sommet ne portait pas sur le sujet. De quoi faire plaisir à Emmanuel Macron, réticent à l’ouverture des négociations d’adhésion avec la Macédoine du Nord et l’Albanie. « L’actualité n’est pas à l’élargissement de l’UE et la politique d’élargissement de l’UE », a-t-il prévenu. (Camille-Cerise Gessant)

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