Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a encouragé, vendredi 11 janvier depuis Bucarest, les parlements de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) et de Grèce à ratifier l’accord de Prespa.
Formalisé en juin 2018, cet accord, qui propose de changer le nom de l'ARYM en République de Macédoine du Nord, doit permettre au pays d'avancer sur la voie euro-atlantique (EUROPE 12038).
« Je voudrais que le processus soit conclu avec succès et dans les délais. Je ne peux qu’encourager les deux Premiers ministres et les Parlements à faire ce que l’histoire leur demande de faire », a déclaré M. Juncker lors d’une conférence de presse avec le président roumain, Klaus Iohannis, qui a soutenu le message du président de la Commission.
M. Juncker s’est dit « impressionné par le courage » des deux Premiers ministres, le Macédonien Zoran Zaev et le Grec Alexis Tsipras. « Rares sont ceux qui, devant l’Histoire, portent une telle responsabilité », a-t-il souligné.
Le Parlement macédonien doit voter dans les prochains jours, voire heures, quatre amendements constitutionnels pour le changement du nom du pays. Le résultat du vote est incertain, tout comme au Parlement grec, où le vote aura lieu après le vote à Skopje.
Présente à Athènes jeudi 10 janvier, la chancelière allemande, Angela Merkel, avait salué « l'action décisive » de M. Tsipras dans la recherche d'un compromis sur le changement de nom de l'ARYM. Mais l'opposition à l'accord de Prespa reste vive en Grèce. (Camille-Cerise Gessant)