La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie sur le projet d’acquisition de MKM par KME, lundi 23 juillet, craignant que l’opération réduise la concurrence sur le marché de la fourniture de produits laminés en cuivre et de tubes sanitaires en cuivre.
Les deux entreprises, établies en Allemagne, sont actives dans la fabrication et la commercialisation de produits en cuivre, notamment de produits laminés en cuivre, d’alliages de cuivre et de tubes sanitaires en cuivre. Ces produits sont utilisés dans la conception de plusieurs produits, que ce soit dans l’électricité ou la construction.
Alors que le projet d’opération lui a été notifié le 4 juin dernier, l’institution a d’abord craint, à l’issue d’une enquête initiale, que la création d’une future entité unique ait pour effet d’éliminer toute concurrence dans le domaine des produits laminés en cuivre, ce qui pourrait donc entraîner une hausse des prix. Elle a ensuite estimé que l’accès aux bandes prélaminées, un produit intermédiaire utilisé pour la fabrication de produits laminés en cuivre et que MKM fabrique aujourd’hui, pourrait être plus coûteux pour les concurrents de KME.
La Commission a enfin considéré que l’opération pourrait éliminer toute concurrence dans le domaine des tubes sanitaires en cuivre, MKM étant aujourd’hui un concurrent significatif de KME et la concentration étant déjà très significative en la matière dans de nombreux pays de l’Union européenne.
Si KME a présenté des engagements afin de mettre fin à certaines inquiétudes émises par l’institution, cette dernière a considéré qu’ils étaient insuffisants eu égard aux problèmes soulevés à l’issue de son enquête préliminaire. Elle va donc examiner plus précisément ces points et rendra sa décision d’ici au 29 novembre. (Lucas Tripoteau)