login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12069
Sommaire Publication complète Par article 10 / 27
ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

Donald Trump défend l'instauration de tarifs douaniers pour obtenir un commerce plus équitable

À la veille de la visite du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le 25 juillet à Washington, le président américain, Donald Trump, a défendu sa stratégie commerciale, mardi 24 juillet, brandissant les tarifs douaniers comme une arme pour forcer les principaux partenaires commerciaux des États-Unis à négocier un rééquilibrage des échanges qu'il juge à leur détriment. 

« Les pays qui nous traitent injustement en matière de commerce depuis des années viennent tous à Washington pour négocier. Cela aurait dû avoir lieu il y a bien des années, mais mieux vaut tard que jamais ! », a lancé M. Trump sur son compte Twitter à la mi-journée. 

« Les tarifs sont les meilleurs ! Soit un pays qui a traité injustement les États-Unis en matière de commerce négocie un accord équitable, soit il est frappé par des tarifs douaniers. C'est aussi simple que ça - et tout le monde discute ! Souvenez-vous, nous sommes la 'tirelire' qui est en train d'être dévalisée. Tout ira bien ! », a poursuivi le président américain. 

M. Juncker tentera, mercredi, de convaincre M. Trump de renoncer à des droits de douane sur les importations de voitures, que ce dernier menace d'imposer depuis l'instauration, début juillet, des contre-mesures de l'UE au relèvement tarifaire américain visant les importations d'acier et d'aluminium, et d'envisager un 'agenda positif' pour améliorer le climat des échanges transatlantiques. 

Cette visite vise à « maintenir le dialogue » et « dédramatiser la situation », mais pas à négocier, a souligné le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, lundi 23 juillet, précisant que M. Juncker ne sera porteur d'« aucune offre ». 

Avant son voyage, M. Juncker s'est entretenu mardi avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, Emmanuel Macron, le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, et le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, a précisé la Commission mardi. 

Pour défendre l'industrie automobile allemande, Mme Merkel a confirmé, la semaine dernière, être prête à négocier avec les États-Unis une baisse généralisée des droits de douane dans ce secteur. 

Selon l'approche européenne, l'objectif est d'explorer les options pour une désescalade des tensions en s'appuyant sur le plan en quatre points, convenu par les dirigeants européens le 17 mai, qui inclut des pourparlers sur une libéralisation tarifaire pour les produits industriels (y compris les voitures) et sur l'ouverture des marchés publics, sur une coopération réglementaire volontaire, sur une coopération accrue sur l'énergie et le GNL et sur une réforme de l'OMC (EUROPE 12022). 

Des discussions sur cet 'agenda positif' pour améliorer le climat du commerce transatlantique restent toutefois conditionnées à la levée des taxes américaines sur les importations d'acier et d'aluminium imposées aux producteurs européens depuis le 1er juin. 

Une condition réaffirmée par le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, en marge du 'G20 Finances' à Buenos Aires, le 22 juillet. « Nous ne négocierons pas avec un revolver sur la tempe », avait-il insisté (EUROPE 12068). 

Mercredi à Washington, M. Juncker sera reçu à la Maison-Blanche à 13 h 30, heure locale, avant de prononcer un discours à 16 h 00 devant le Center for Strategic and International Studies. La commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, qui l'accompagnera, doit rencontrer des membres du Congrès et du Sénat américains. (Emmanuel Hagry)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
BRÈVES