Le groupe Verts/ALE au Parlement européen a appelé, vendredi 3 novembre, les autorités judiciaires espagnoles à relâcher les neuf femmes et hommes politiques catalans emprisonnés la veille, jugeant ces détentions « disproportionnées ».
Ces mises en détention provisoire ne peuvent que dégrader le conflit politique entre le gouvernement central conduit par Mariano Rajoy et les partisans de l’indépendance, ont déclaré l'Allemande Ska Keller et le Belge Philippe Lamberts, qui co-président le groupe. Ils ont qualifié de « stupéfiant » le silence des institutions européennes, estimant que « l’État de droit comme fondation de l’Union » devait être « respecté dans tous les États membres ».
Vendredi, un des conseillers régionaux catalans emprisonnés jeudi, Santi Vila, a été libéré après avoir payé une caution de 50 000 euros.
La Commission européenne a refusé de commenter les arrestations et détentions des leaders indépendantistes, persistant à affirmer que celles-ci relevaient d’une affaire interne à l’Espagne. Depuis le début de la crise, elle toujours soutenu le respect de l'ordre constitutionnel espagnol, ligne défendue par le gouvernement central, refusant de condamner explicitement les potentielles violations des droits fondamentaux et de l’État de droit (EUROPE 11893).
Toujours présent à Bruxelles malgré l’émission, jeudi, d’un mandat d’arrêt européen à son encontre qui devrait précéder une demande d'extradition, M. Puigdemont a critiqué la mise en détention de ses alliés, dénonçant « la violence politique, les emprisonnements et la répression » de la part de Madrid. Il a exigé leur libération. (Lucas Tripoteau)