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Bulletin Quotidien Europe N° 11896
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ACTION EXTÉRIEURE / Japon

Le CESE veut un comité consultatif de la société civile de suivi de l'accord de libre-échange UE/Japon

Les organisations de la société civile sont convenues de l'importance géostratégique de l'accord de libre-échange entre l'UE et le Japon et de son impact positif pour les deux économies, mais certaines d'entre elles ont déploré le manque de transparence des négociations à l'égard de l'opinion publique, lors d'un séminaire organisé par le Comité économique et social européen (CESE), jeudi 26 octobre.

« Contrairement aux négociations de libre-échange UE/États-Unis (TTIP), les négociations de libre-échange UE/Japon, n'ont pas été portées à l'attention de l'opinion publique », a déploré la présidente du comité de suivi du CESE en matière de commerce international, Benedicte Federspiel.

Le président du comité de suivi du CESE pour le Japon, Krzysztof Pater a, lui, réaffirmé la nécessité d'associer étroitement la société civile au suivi et à la mise en œuvre de l'accord en créant un groupe consultatif interne de la société civile dès que possible après l'entrée en vigueur de l'accord, notant aussi que les excellentes relations de travail établies entre le CESE et les organisations homologues japonaises constituaient un bon point de départ pour la coopération dans le cadre de l'accord.

L'ambassadeur du Japon auprès de l'UE, Kazuo Kodama, a souligné l'importance économique, mais aussi stratégique, de l'accord de libre-échange UE/Japon, qui a été très bien accueilli par la plupart des parties prenantes dans son pays.

Le négociateur en chef de l'UE, Mauro Petriccione, a rappelé que l'objectif de la Commission était de finaliser l'accord d'ici la fin de l'année, en vue d'une entrée en vigueur d'ici la fin 2018.

L'UE et le Japon ont conclu un accord de principe début juillet, mais ils doivent encore régler des questions en suspens - les investissements ainsi que des points techniques dans les chapitres sur les règles d'origine, les services, les mesures non tarifaires et la transparence (EUROPE 11824).

M. Petriccione a aussi souligné le rôle crucial, dans l'environnement international actuel plus incertain, d'une alliance comme celle bâtie avec l'un des partenaires de l'UE dont la philosophie de gouvernance est la plus proche de la sienne.

M. Petriccione a insisté aussi sur le rôle de la société civile dans le suivi de l'impact de l'accord, par la mise en place d'organes consultatifs et d'un dialogue commun entre les sociétés civiles.

Les participants sont convenus que l'accord était ambitieux et de large portée, saluant ses gains en termes d'accès au marché, d'ouverture des marchés publics, de levée d'obstacles réglementaires de longue date, de protection des indications géographiques de l'UE, de soutien aux PME.

Ils ont aussi insisté sur l'importance des questions encore en suspens - protection des investissements, flux de données, impact de l'accord sur l'environnement et sur les consommateurs.

Le chapitre de l'accord sur le développement durable a été accueilli favorablement, mais son applicabilité a été contestée. (Emmanuel Hagry)

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