À la réunion de haut niveau organisée mardi 26 septembre à Bruxelles par la Commission européenne pour tirer les enseignements de la crise des œufs contaminés au Fipronil, cinq États membres de l'UE vont proposer une démarche conjointe, a annoncé le ministre français de l’Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travert, lundi 25 septembre.
S’exprimant à l’issue d’un entretien avec le commissaire européen à la Santé et la Sûreté alimentaire, Vytenis Andriukaitis, M. Travert a déclaré à la presse : « Suite à la fraude massive de cet été, il convient de tirer les leçons et de faire en sorte que la communication soit plus fluide entre les États membres. La France, l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas et la Belgique vont proposer des solutions pour résoudre ce type de problème. Ces solutions consistent à améliorer la circulation de l’information, les processus et à garantir que des avis scientifiques accompagnent nos prises de décision. Les consommateurs ont besoin d’avoir confiance dans la traçabilité des produits, nous devons être plus proactifs ».
Selon lui, « la mise en place d'officiers de liaison entre les États membres - comme entre la France et la Belgique, désormais - pour indiquer ce qui se passe lorsqu'un contrôle est effectué » est de nature à rendre l'information plus fluide.
La réunion, à laquelle sont conviés les ministres compétents, a pour objet de réfléchir aux moyens d'améliorer deux choses : - la manière dont fonctionnent les réseaux de l’UE chargés de traiter des questions de sûreté alimentaire et de fraude alimentaire ; - la coordination entre l’assistance et la coopération administrative, d’une part, et le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de l’UE, d'autre part (EUROPE 11860). (Aminata Niang)