L'UE et le Brésil ont réaffirmé, lors de la visite à Bruxelles du chef de la diplomatie brésilienne, Aloysio Nunes Ferreira, mercredi 30 août, leur engagement à boucler d'ici fin 2017 un accord de principe sur les négociations pour un accord d'association - incluant un volet commercial - entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay, le Venezuela étant suspendu du bloc latino-américain).
M. Ferreira et la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, ont réitéré l'engagement de l'UE et du Brésil à œuvrer pour la conclusion d'un accord de principe entre l'UE et le Mercosur, dont le Brésil assure la présidence tournante ce semestre.
Négociateurs européens et sud-américains procéderont en septembre à un bilan des offres sur la table en matière d'accès au marché (produits agricoles et industriels, services et marchés publics) dans le cadre des pourparlers de libre-échange UE/Mercosur, relancés en mai 2016 (après un long gel d'une dizaine d'années) sur la base d'un premier échange d'offres sur l'accès au marché (EUROPE 11821).
Les négociateurs se retrouveront pour des réunions de travail 'intersessions' du 4 au 8 septembre à Bruxelles, avant un quatrième round complet de pourparlers (depuis 2010).
À l'issue d'une visite de deux jours qui lui a aussi permis de rencontrer le président du Parlement européen, Antonio Tajani, et la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, M. Ferreira a prévenu, dans des propos rapportés par la presse brésilienne, que le Brésil n'accepterait pas un accord commercial UE/Mercosur qui imposerait des restrictions à ses exportations de viande bovine et d'éthanol.
M. Ferreira a dit « comprendre que les Européens aient des sensibilités, comme pour le bœuf, entre autres produits agricoles », tout en prévenant que « le Brésil a, lui aussi, des réserves pour certains produits industriels ». « Il faut mettre les cartes sur la table et commencer à négocier », a-t-il insisté, invitant les deux parties à être plus flexibles en vue d'un accord gagnant-gagnant. (Emmanuel Hagry)