L’Autorité bancaire européenne (ABE) a lancé, vendredi 4 août, une consultation publique sur l’approche qu’elle entend adopter pour ses futurs travaux en matière de technologie financière – approche axée sur l’impact de la 'FinTech' sur les marchés financiers ainsi que sur sa supervision et régulation.
Le document de travail, soumis à consultation, présente les résultats du premier exercice de cartographie réalisé à l’échelle de l’UE, lancé par l’ABE au printemps 2017. 22 États membres et 2 États de l'EEE se sont prêtés à l’exercice ainsi que 282 entreprises 'FinTech' qui ont accepté de fournir des informations détaillées sur leurs activités.
Sur la base de cet exercice, l’ABE a identifié six domaines d’actions pour de futurs travaux : - les régimes d’autorisation et de ‘sandboxing’ (utilisation de mécanismes de sécurité informatique permettant de diminuer les risques, pour un système d'exploitation, lors de l'exécution d'un logiciel) ; - la protection des consommateurs ; - l’impact de la 'FinTech' sur les risques prudentiels et opérationnels pour les établissements de crédit, les institutions de monnaie électronique et les établissements de paiement ; - l’impact sur les modèles commerciaux de ces institutions ; - l’impact sur la résolution des entreprises financières ; - l’impact sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et la lutte contre le financement du terrorisme.
Une audience publique sera par ailleurs organisée dans les locaux de l’ABE le 4 octobre prochain. Toutes les parties intéressées sont invitées à soumettre leurs commentaires écrits en ligne d’ici au 6 novembre à l’adresse suivante : http://bit.ly/2ve1rAk. (Marion Fontana)