Le Parlement européen est prêt à entrer en négociation avec le Conseil de l'UE sur la révision du cadre des compétences et des certifications Europass.
Dans leur résolution adoptée jeudi 22 juin, la commission de la culture et celle de l'emploi et des affaires sociales insistent sur la nécessité de prévoir un système transparent et interopérable.
Présentée à l'automne 2016, la proposition de révision de la décision 2241/2004 vise à mettre à jour le cadre Europass de manière à le faire mieux correspondre aux besoins actuels d’informations plus complètes, à jour, commodes et interopérables (EUROPE 11638). Elle ambitionne de rendre possible l'adaptation du cadre aux évolutions et besoins futurs.
La résolution législative de Thomas Mann (PPE, allemand) et Svetoslav Hristov Malinov (PPE, bulgare) étaie la définition du portail Europass, afin de le rendre plus inclusif. Elle stipule que ses éléments devraient être « accessibles sur Internet » et reposer sur des normes ouvertes afin de mieux soutenir la transparence et la compréhension mutuelle des compétences et des qualifications.
Parmi les autres amendements, les députés suggèrent de retarder l’introduction de la classification européenne des aptitudes, des compétences, des certifications et des professions (ESCO) - qui vise à assurer l’intéropérabilité sémantique entre les outils pour la documentation et l’information - afin que cette classification soit testée et approuvée par les États membres au préalable. Ils insistent également sur l'importance de protéger la vie privée.
Stratégie des nouvelles compétences. Dans la foulée, les deux commissions parlementaires ont approuvé une résolution non-législative sur la stratégie pour de nouvelles compétences en Europe (EUROPE 11566).
Rédigée par Martina Dlabajová (ADLE, tchèque) et Momchil Nekov (S&D, bulgare), cette résolution souligne que la stratégie ne devrait pas se concentrer uniquement sur les compétences liées à l’employabilité, le volontariat, la négociation, la gouvernance et les compétences linguistiques étrangères. Ils recommandent des investissements dans des programmes non formels et informels, l’éducation professionnelle et les politiques d'éducation et de formation tout au long de la vie. (Sophie Petitjean)