Plus de 75% des recommandations pays par pays présentent une dimension territoriale, selon une étude présentée lors d’une réunion de la commission de la politique économique (ECON) du Comité des régions (CdR), jeudi 22 juin.
Ce résultat prouve, aux yeux du CdR que les villes et régions doivent être plus impliquées dans le processus budgétaire du 'Semestre européen'.
En 2017, 59 des 78 recommandations (soit 76%) adressées aux États membres avaient une dimension territoriale. Par dimension territoriale, le CdR entend les recommandations qui impactent différemment les régions. Une grande partie des recommandations touchait des enjeux liés au marché du travail (36%), les administrations publiques ou encore l’environnement commercial (26%).
Michel Delebarre (PSE, français), le coordinateur du ‘EUROPE 2020 Monitoring Platform’ – un réseau de près de 180 villes et régions coordonné par le CdR et qui suit leur participation au 'Semestre européen' – a déploré la décision prise par la Commission européenne de réduire de moitié le nombre de recommandations entre 2014 et 2017.
Dans ce contexte, le Comité des régions rappelle les propos tenus en mai 2017 durant la session plénière du CdR par Günther Oettinger. Le commissaire au Budget avait en effet insisté sur la nécessité d’intégrer une dimension régionale dans le cadre du 'Semestre européen' lors de sa plénière. Il devrait d’ailleurs présenter, la semaine prochaine, le document de réflexion de la Commission sur le futur cadre financier de l’Union post-2020 (EUROPE 11813), un document élaboré en collaboration avec la commissaire à la Politique régionale, Corina Crețu.
En octobre 2016, le Parlement européen avait soutenu la proposition du CdR d'intégrer un code de conduite en vue de donner une dimension territoriale au processus 'Semestre européen'. En mai, le Parlement a réitéré cette demande dans son rapport d'initiative sur l'avenir de la politique de cohésion (EUROPE 11791). (Pascal Hansens)