Le Premier ministre belge, Charles Michel, s’est dit « satisfait », vendredi 23 juin, de la réponse du président français, Emmanuel Macron, à propos de la taxe sur les transactions financières (TTF).
« Mission accomplie : j'ai fait ce que j'avais promis au Parlement fédéral, en demandant des clarifications à mes collègues européens », a indiqué M. Michel à l'agence de presse belge Belga, à l'issue de la réunion.
Il a soulevé le point lors d’une discussion sur la situation économique, vendredi matin. Le Premier ministre belge s’est plaint du fait que les pays participants à la coopération renforcée accusaient la Belgique d’entraver un accord sur la TTF et y a réitéré son soutien.
Seul Emmanuel Macron serait alors intervenu, dénonçant une « procrastination collective », et non uniquement belge, dans la négociation.
Selon nos informations, le président français aurait réitéré sa position selon laquelle il fallait négocier ce texte dans le contexte du Brexit. Son ministre des Finances, Bruno Le Maire, a dit récemment à Bruxelles qu’il fallait « mesurer toutes les conséquences du Brexit avant de prendre des décisions sur la TTF ».
L’Allemagne n’est quant à elle pas intervenue, alors qu’elle était aussi visée par les critiques de Charles Michel. Une réunion technique aura lieu le 3 juillet pour tenter d’avancer sur le dossier. Une réunion ministérielle pourrait se tenir en marge du Conseil Ecofin, mais elle n’est pas confirmée à ce stade. (Élodie Lamer avec la rédaction)