Les ministres de l'Énergie des pays du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), dimanche 9 et lundi 10 avril à Rome, en présence du commissaire à l'Énergie et au Climat, Miguel Arias Cañete, ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur une déclaration commune en raison de réserves des États-Unis sur la question du changement climatique.
Les États-Unis ont indiqué « réserver leur position » sur les engagements du G7 pris lors de la signature de l'accord de Paris sur le climat, a indiqué le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, à l'issue de la réunion qu'il présidait, ont rapporté plusieurs médias lundi après-midi.
Face aux réserves des États-Unis, qui ont confirmé être en phase de réexamen de leur position sur le dossier du changement climatique suite à la prise de fonction de leur nouvelle administration dirigée depuis janvier par le président Donald Trump, l'Italie a décidé de ne pas proposer de déclaration commune, a expliqué M. Calenda.
Par la voix de son porte-parole, Sean Spicer, le gouvernement américain avait annoncé fin mars que M. Trump, prendrait position « d'ici fin mai » et le sommet du G7 des 26-27 mai à Taormina (Sicile) sur l'accord climatique international conclu à Paris en 2015 par 195 pays dont les États-Unis, mais que l'actuel président américain a vivement critiqué durant la campagne électorale américaine en 2016.
Le 'G7 Énergie' s'est concentré sur la sécurité énergétique, y compris la cybersécurité, le gaz naturel et l'Ukraine, et sur les énergies renouvelables, les carburants alternatifs durables, l'efficacité énergétique et l'innovation dans les technologies propres. (Emmanuel Hagry)