Huit États membres exhortent la Commission européenne à passer à la vitesse supérieure sur l’examen des lois européennes en matière de sécurité routière (‘General Safety Regulation' – GSR), pour que l’institution présente de nouvelles initiatives « bien avant la fin de 2017 », dans une lettre destinée à la commissaire au Marché intérieur et à l’Industrie, Elżbieta Bieńkowska, portée à la connaissance du public jeudi 9 février.
Envoyée le 3 février, la lettre a été cosignée par les ministres des Transports d’Autriche, Luxembourg, France, Allemagne, Italie, Irlande, Pays-Bas et Belgique. Leur demande porte sur la révision en cours du règlement sur l’homologation relative à la sécurité générale des véhicules à moteur (règlement 661/2009) et le règlement sur la réception par type des véhicules à moteur au regard de la protection des piétons et cyclistes (règlement 78/2009).
Ils appellent notamment à un « ajustement contraignant au niveau européen » (‘mandatory fitment’) et à la mise en place de mesures pour accélérer le renouvellement de la flotte des véhicules, que ce soit des véhicules légers ou lourds. Ceci afin permettre une pénétration plus rapide des nouvelles technologies sur le marché des véhicules (voitures connectées notamment, dispositifs d’alerte indirects, conception des véhicules plus protectrice). Objectif sur le moyen terme : diminuer de moitié le nombre de morts sur les routes d'ici à l'horizon 2020.
La Commission européenne avait présenté une série de mesures en décembre dernier pour améliorer la sécurité des voitures et camions, qui avaient déçu le Conseil européen pour la sécurité des transports (EUROPE 11696).
La question de la sécurité routière préoccupe au niveau national comme au niveau européen : le nombre de décès sur la route, après avoir baissé de manière drastique durant les années 90 et 2000, stagne depuis quelques années (EUROPE 11281). En 2015, quelque 26 000 personnes ont perdu la vie sur les routes européennes et environ 135 000 ont été gravement blessées cette même année, rappellent ainsi les États membres dans leur lettre. (Pascal Hansens)