Le nombre d’interceptions liées à la présence d’organismes nuisibles dans les plantes et les produits végétaux importés dans l’UE a augmenté de 4,4 % en 2015, selon le rapport annuel de la Commission européenne Europhyt publié le 20 décembre 2016.
Au total, 7180 notifications (dont 6762 originaires de pays tiers) ont été faites via le système d’alerte rapide d’interceptions Europhyt par les États membres et la Suisse, en raison de non-conformité aux exigences de l’UE. 2136 notifications étaient dues à la présence d’organismes nuisibles, contre 2408 en 2014, soit une baisse de 11%. Mais les cas de non-respect des exigences phytosanitaires internationales en matière d’emballage en bois (2607 cas) et les problèmes de documents (absence de certificat phytosanitaire, 1805 cas) ont augmenté en 2015, de respectivement 30,4% et 1,4% par rapport à 2014.
Sept pays tiers particulièrement concernés. Sept pays tiers sont responsables de la majorité des interceptions dues à la présence d’organismes nuisibles (avec plus de 90 cas chacun) : le Ghana, l’Ouganda, le Laos, le Bangladesh, le Kenya, l’Uruguay et la Thaïlande. Les produits le plus souvent interceptés sont les fruits et légumes (72,3%), suivis par les emballages en bois (13,2%), les fleurs coupées (5,1%) et les plantes (2,4%). Sept produits ont représenté 68,9% des interceptions de fruits et légumes : les poivrons, les citrons, les mangues, les aubergines, le basilic, les melons amers et les serpents gourdes. Des hausses sont enregistrées pour les poivrons et les agrumes (du fait de cas de maladie de la tache noire en provenance de l’Uruguay), alors que les cas ont reculé pour les autres produits, en particulier la mangue (du fait des mesures d’urgence imposées à l’Inde depuis 2014).
L’UE doit prochainement mettre en place son nouveau dispositif de contrôles phytosanitaires. (Lionel Changeur)