D'ici au sommet qui réunira à Bratislava tous les pays de l'Union européenne sauf le Royaume-Uni vendredi 16 septembre, les leaders européens auront l'occasion de se concerter afin de préparer les discussions sur l'avenir de l'UE.
Lundi 22 août, le Premier ministre italien, Matteo Renzi, accueillera la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande, sur le navire Garibaldi qui mouillera au large de Ventotene, île d'où MM. Spinelli et Rossi rédigèrent en 1941 le manifeste éponyme, point de départ du mouvement fédéraliste européen, alors que les deux hommes politiques étaient prisonniers pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Les trois leaders s'étaient déjà entretenus avant le Conseil européen de juin autour des thèmes suivants: la sécurité, l'économie et la cohésion sociale et la jeunesse (EUROPE 11581), au lendemain de la victoire des partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'UE lors du référendum britannique du 23 juin (EUROPE 11580). L'objectif serait de faire aboutir la réflexion sur l'avenir de l'UE à vingt-sept, thème central du prochain sommet de Bratislava, d'ici aux célébrations du soixantième anniversaire du Traité de Rome en mars 1957.
Jeudi 18 août, le président du Conseil européen, Donald Tusk, s'est déjà entretenu avec Mme Merkel lors d'un dîner à Berlin. Il prévoit de consulter tous les dirigeants de l'UE afin de discuter de la forme et du contenu du sommet de Bratislava, selon un communiqué du Conseil. Ont déjà été confirmées des entrevues avec M. Hollande, le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel, le Premier ministre irlandais Enda Kenny, le Premier ministre britannique Theresa May, le Premier ministre letton Māris Kučinskis, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaitė, le Premier ministre estonien Taavi Rõivas, le Premier ministre suédois Stefan Löfven, le Premier ministre maltais Joseph Muscat, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy et le Premier ministre hongrois Viktor Orbán. (Mathieu Bion)