Le Président du Conseil européen, Donald Tusk, a renouvelé, mercredi 17 août, le soutien de l’Union européenne à l’Ukraine, estimant que les accusations de la Russie envers le pays, à l’origine de nouvelles tensions, n’étaient « pas fiables ».
Moscou a accusé Kiev de mener des incursions « terroristes » en Crimée et l’armée ukrainienne d’intensifier les combats contre les rebelles pro-russes dans l’est du pays. Le président russe Vladimir Poutine s’est, par ailleurs, rendu en Crimée vendredi 19 août.
« (J’) ai parlé avec le président (ukrainien Petro) Porochenko. Nous avons la même analyse de la situation en Crimée et dans le Donbass. La version russe des événements (n'est) pas fiable », a publié sur son compte Twitter M. Tusk après un entretien téléphonique avec M. Porochenko.
Le même jour, les ambassadeurs du Comité politique et de sécurité de l’UE ont également discuté de l’escalade des tensions. Lors de la rencontre, les représentants des États membres et de l’UE ont rappelé que l'Union ne reconnaît pas l’annexion de la Crimée par la Russie. Ils ont demandé le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine, réitéré leur soutien au format 'Normandie' de négociation (Ukraine, Russie, Allemagne, France) et la pleine mise en œuvre des accords de Minsk. Les ambassadeurs ont aussi condamné toute action qui pourrait aggraver le conflit, a précisé une source à EUROPE, ajoutant cependant que de nouvelles sanctions n’étaient pas en discussion.
Vendredi 12 août, la Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini avait appelé à éviter « toute action qui pourrait mener à une nouvelle escalade du conflit ». Elle avait aussi rappelé le soutien « inébranlable » de l’UE à l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine.
La situation en Ukraine devrait être abordée par les ministres des Affaires étrangères lors de leur réunion informelle des 2 et 3 septembre à Bratislava. (Camille-Cerise Gessant)