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Bulletin Quotidien Europe N° 11415
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) libye

Le réengagement de l'UE devrait se faire en plusieurs phases

Bruxelles, 21/10/2015 (Agence Europe) - Dans le cadre des préparatifs entamés par l'UE pour accompagner un futur gouvernement d'entente nationale en Libye, le Service européen d'action extérieure (SEAE) a formulé un plan d'action, destiné aux États membres et dont EUROPE a obtenu une copie, qui plaide pour mettre l'accent sur une approche en plusieurs phases pour ce qui est du volet sécuritaire.

Dans ce document, le SEAE présente une approche de l'engagement de l'UE qui devrait être « graduelle pour fournir un maximum de flexibilité dans des circonstances difficiles ». Si une approche en trois étapes est proposée dans le volet sécuritaire, le SEAE souligne avant tout que des actions devraient être prises rapidement et indépendamment de l'évolution de la situation politique en Libye et des négociations entre les parties libyennes, qui viennent d'ailleurs d'échouer une nouvelle fois. À l'heure actuelle, le pays ne possède ainsi toujours pas de gouvernement d'entente nationale, les Parlements de Tripoli et de Tobrouk venant tout juste de rejeter le plan des Nations unies qui avait pourtant fait l'objet d'un accord provisoire le 9 octobre dernier.

Malgré cet échec, les États membres seront de toute manière amenés à prendre une décision sur le mandat de la mission de l'UE pour la gestion intégrée des frontières libyennes (EUBAM Libya), qui expire le 21 novembre 2015. Les activités de la mission sont aujourd'hui suspendues du fait de la situation sécuritaire dans le pays, mais le SEAE considère que la mission peut toujours servir et être ravivée quel que soit le contexte politique libyen.

En plus de la décision sur le mandat d'EUBAM, les États membres pourraient prendre immédiatement d'autres mesures, selon le SEAE. Cela concerne le travail de la cellule de planification et de liaison de l'UE (EU Liaison Planning Cell), en particulier pour élaborer des options pour le premier jour du réengagement de l'UE dans le pays ou en vue de soutenir une éventuelle mission d'assistance internationale. Les États membres devraient aussi préparer des initiatives dans le domaine de la sécurité des frontières.

La deuxième phase d'engagement nécessite, quant à elle, la signature officielle du plan de paix (appelé « jour 0 ») et la création d'un gouvernement d'entente nationale en Libye et se poursuivrait pendant une durée de 40 jours. Dans cette phase, des discussions au niveau technique et politique devraient être entamées avec le gouvernement libyen et le comité de sécurité intérimaire libyen sur un paquet immédiat de soutien de l'UE, lequel pourrait inclure une aide européenne pour faire tenir le cessez-le-feu.

Enfin, la troisième période, qui irait du 40ème jour au 90ème, devrait viser à développer des discussions techniques détaillées avec les autorités libyennes sur l'aide de l'UE dans le cadre de sa politique de sécurité et de défense commune (PSDC). L'objectif consisterait à soutenir sur le long terme la réforme du secteur de sécurité en Libye, en l'articulant avec les futures activités de l'opération navale de l'UE de lutte contre les trafiquants d'êtres humains en Méditerranée (EUNAVFOR Med Sophia). La création d'une mission de formation est également évoquée dans ce contexte. (Camille-Cerise Gessant)

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