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Bulletin Quotidien Europe N° 11394
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) numÉrique

Haut débit, l'ECTA plaide pour un cadre pro-concurrentiel

Bruxelles, 22/09/2015 (Agence Europe) - La concurrence et une réglementation pro-concurrentielle solide seront nécessaires pour stimuler les investissements indispensables au déploiement des réseaux d'ici 2020, afin d'atteindre les objectifs fixés en matière de haut débit.

C'est ce qu'il ressort d'une étude que vient de publier l'ECTA, l'association des opérateurs alternatifs, à l'occasion d'un débat organisé mardi 22 septembre par le député Michal Boni (PPE, polonais) au Parlement européen, et portant sur le marché unique numérique et le prochain cadre réglementaire des télécoms.

« Nous devrions considérer quel type de cadre est nécessaire pour les développements qui interviennent dans le secteur numérique, de même que pour favoriser les investissements (…) Nous avons besoin d'une volonté politique forte pour mettre en place l'Union numérique et, en même temps, il nous faut une forte coopération entre les parties prenantes pour nous attaquer aux défis numériques », a souligné le député Boni.

Une réglementation favorable à la concurrence est bénéfique tant pour les consommateurs que pour l'industrie des télécoms, souligne l'étude menée par Analysys Mason. En matière de haut débit, elle permet aux utilisateurs finaux de bénéficier de prix abordables et, en même temps, permet aux opérateurs d'emmagasiner davantage de revenus, puisque davantage de consommateurs optent pour le haut débit grâce à des formules tarifaires intéressantes, explique l'étude.

Celle-ci réfute clairement les arguments selon lesquels un cadre favorable à une trop grande concurrence est nuisible aux investissements: « La réglementation régissant l'accès n'a pas empêché les investissements dans les réseaux de nouvelle génération par les opérateurs historiques ». Au contraire, dans plusieurs cas de figure, « les opérateurs alternatifs semblent avoir poussé les opérateurs historiques à investir ». En outre, « lorsque les opérateurs alternatifs ont été les premiers à investir dans les réseaux en fibre, les opérateurs historiques ont alors répliqué avec leurs propres plans d'investissement », a argumenté un expert d'Analysys Mason. (Isabelle Lamberty)

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