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Bulletin Quotidien Europe N° 11394
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) moldavie

L'UE s'inquiète de l'instabilité politique dans le pays

Bruxelles, 22/09/2015 (Agence Europe)- Le directeur exécutif pour l'Europe et l'Asie centrale du Service européen pour l'action extérieure, Luis Felipe Fernandez de la Pena, s'est inquiété, lundi 21 septembre, de l'instabilité politique en République de Moldavie.

« Notre principale préoccupation est la stabilité politique ou, plutôt, l'instabilité politique. La vitesse de rotation des Premiers ministres est inquiétante », a-t-il expliqué, lors de la réunion de la commission d'association parlementaire UE-Moldavie. Valeriu Strelet, en poste depuis le 30 juillet, est le 4ème Premier ministre que le pays connaît en 2015.

M. de la Pena, tout comme Vassilis Maragos, directeur par intérim pour le voisinage Est de la Direction générale pour le Voisinage et les Négociations d'élargissement de la Commission européenne, a aussi appelé la Moldavie à faire davantage d'efforts dans les réformes. Les deux hommes ont mis en avant la réforme du secteur bancaire et financier, la transparence dans la vie politique, la réforme judiciaire et de la police, l'environnement des affaires ou encore la situation de la région séparatiste de Transnistrie et de la région autonome de Gagaouzie. « La population attend beaucoup » sur ces sujets, « l'échec n'est pas une option », a prévenu M. de la Pena. Il a aussi insisté sur la lutte contre la corruption laquelle est un « cancer ».

La vice-ministre moldave pour les Affaires étrangères, responsable pour l'Intégration européenne, Daniela Cujba, a concédé qu'il y avait un « besoin clair d'une action rigoureuse » dans la lutte contre la corruption, la justice ou encore les banques, alors que la Banque centrale de Moldavie a annoncé, début avril, avoir découvert que 927 millions d'euros avaient disparu des banques moldaves.

M. Maragos a aussi souligné les inquiétudes de l'UE concernant les problèmes économiques de la Moldavie. Saluant les négociations en cours entre Chisinau et le Fonds monétaire international (FMI), il a souligné qu'un programme avec le FMI était essentiel et qu'un accord avec cette institution était nécessaire pour une possible nouvelle assistance macro-financière de l'UE.

M. de la Pena a expliqué que l'UE était actuellement dans un processus d'évaluation de la Moldavie aux termes de l'accord d'association, appliqué provisoirement depuis le 1er septembre 2014, et que les résultats devraient être connus le mois prochain. Mme Daniela Cujba a précisé qu'après un an, sur l'ensemble de l'accord, 15% des actes de l'accord avaient été harmonisés avec les directives européennes, soulignant aussi qu'il y avait de « très bons progrès » concernant l'harmonisation relative à la zone de libre-échange complet et approfondi.

Et si les Moldaves ont ainsi mis en avant leur volonté d'intégration de la Moldavie à l'UE, qui est, selon la députée moldave Maria Ciobanu, « le meilleur moyen pour changer le pays » et le « principal objectif national », M. de la Pena s'est limité à vanter l'accord d'association. « L'UE offre, à travers l'accord d'association, avec une zone de libre-échange complet et approfondi, la meilleure feuille de route possible pour la modernisation de la Moldavie, pour transformer le pays en un pays européen moderne, pour améliorer, développer les relations avec la famille européenne », a-t-il expliqué. (Camille-Cerise Gessant)

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