Bruxelles, 28/07/2015 (Agence Europe) - Les pays de la zone euro devraient achever l'union bancaire à travers la création d'un régime paneuropéen de garantie des dépôts, estime le FMI dans son rapport 2015 sur l'Eurozone publié lundi 27 juillet.
Le comité exécutif de l'organisation internationale souligne en effet « la nécessité de mettre sur pied un régime commun d'assurance des dépôts bancaires qui dispose d'un filet de sécurité budgétaire », en tant que 3ème volet de l'union bancaire en zone euro complémentaire aux volets 'supervision' et 'résolution'.
Début juillet, le Conseil Ecofin a approuvé l'approche du rapport des '5 présidents' (Commission européenne, Conseil européen, BCE, Eurogroupe, Parlement européen) sur l'approfondissement de l'Union économique et monétaire qui privilégie une 1ère phase (2015-2017) au cours de laquelle des actions législatives pourront être menées à traité constant, telles que l'achèvement de l'union bancaire (EUROPE 11359).
Le FMI préconise également que soit facilité l'accès à l'instrument de recapitalisation directe de banques défaillantes par le Mécanisme européen de stabilité, le fonds de sauvetage permanent de la zone euro (EUROPE 11214). Cette recommandation, qui figure également dans le rapport des '5 présidents' (EUROPE 11340), demeure à la seule discrétion des ministres des Finances de l'Eurozone qui siègent au conseil d'administration du MES, un fonds par nature intergouvernemental.
Toujours dans le domaine bancaire, l'organisation internationale encourage les Européens à « agir de manière plus exhaustive pour réduire le haut niveau de prêts non performants ».
Sur la situation économique, le FMI est d'avis que la croissance en zone euro atteindra 1,5% du PIB en 2015 et 1,7% du PIB en 2016. Dans ses prévisions économiques de printemps, la Commission prévoit une croissance identique cette année et un peu plus forte (1,9%) l'année prochaine à politique inchangée. « Plusieurs facteurs ternissent l'horizon en matière de croissance sur les 5 prochaines années, parmi lesquels le haut niveau de chômage chez les jeunes, le niveau élevé de dette des entreprises et la hausse des prêts non performants dans le secteur bancaire », a indiqué Mahmood Pradhan, chef de mission pour la zone euro, dans un communiqué. (Mathieu Bion)