Bruxelles, 06/07/2015 (Agence Europe) - Le président du Parlement européen, Martin Schulz, et le président de la Verkhovna Rada ukrainienne, Volodymyr Groysman, ont signé, vendredi 3 juillet, un accord de coopération entre leur deux parlements. « Cet accord permettra de rapprocher nos deux Parlements, et donc nos peuples», a expliqué M. Schulz dans un discours devant la Verkhovna Rada. « Après la ratification simultanée de l'accord d'association par nos deux parlements le 16 septembre 2014, la cérémonie d'aujourd'hui est un autre symbole fort pour le monde que nous sommes unis », a-t-il ajouté.
L'accord va donner un cadre commun pour le soutien parlementaire et le renforcement des capacités, selon le président du PE. La commission parlementaire d'association UE-Ukraine va aider à superviser et coordonner l'accord. « Ensemble, nous allons renforcer les rôles constitutionnels du droit de décision, la surveillance et la représentation de la Verkhovna Rada », a expliqué M. Schulz, ajoutant que son institution allait aider la Rada à améliorer le processus législatif en Ukraine en renforçant les capacités de ses commissions et en révisant son organisation interne. « Notre objectif est de vous aider à devenir un Parlement fort, efficace et indépendant, un Parlement capable de pousser les réformes nécessaires, un Parlement capable de construire une culture politique nouvelle génération », a-t-il ajouté.
M. Schulz est aussi revenu sur la situation en Ukraine. « Ce qui se passe en Ukraine concerne tous les Européens », a-t-il souligné, à plusieurs reprises. « Nous ne pouvons pas rester là à regarder sans rien faire alors que les principes fondateurs de la communauté internationale sont violés », a-t-il ajouté.
Il a rappelé le soutien de l'UE à Kiev. « La Commission a affecté 13 milliards d'euros pour aider à stabiliser l'Ukraine, dans le but de combler les lacunes sociales et de redémarrer l'économie », a-t-il poursuivi. « Ce soutien est basé sur l'espoir que l'Ukraine continue avec son programme de réformes: le renforcement de la primauté du droit; la réforme de la loi électorale; entreprendre une réforme constitutionnelle globale; éliminer la corruption endémique; et garantir les droits de l'homme et des minorités », a-t-il prévenu, ajoutant que la confiance et la stabilité ne viendraient qu'à la suite de réformes judiciaire, constitutionnelle et anti-corruption. (Camille-Cerise Gessant)