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Bulletin Quotidien Europe N° 11346
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) burundi

L'UE retire définitivement sa mission d'observation électorale

Bruxelles, 29/06/2015 (Agence Europe) - Le choix du président burundais, Pierre Nkurunziza, de rester sourd aux appels de la médiation internationale en faveur d'un report des élections au Burundi a conduit l'Union européenne à annoncer, lundi 29 juin, le retrait définitif de sa mission d'observation électorale du pays.

L'UE a, par la même occasion, réitéré son appel à la reprise du dialogue pour une sortie de crise et la menace de restrictions à la coopération UE/Burundi qu'avait brandie le Conseil de l'UE le 22 juin (EUROPE 11340)

« La décision du gouvernement du Burundi d'ignorer la dernière proposition de la facilitation internationale menée par l'Union africaine, la Communauté d'Afrique de l'Est, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et les Nations Unies de reporter les élections constitue un fait grave. L'organisation des élections législatives ce 29 juin, sans mettre en place les conditions minimales pour assurer leur crédibilité, transparence et inclusivité, ne pourra qu'exacerber la crise profonde que traverse le Burundi », a déclaré, dans un communiqué, la porte-parole de la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini.

Réaffirmant « tout son soutien à la facilitation », l'UE « se voit contrainte de retirer définitivement sa mission d observation électorale » dont elle avait suspendu les travaux le 28 mai en attendant, comme elle l'espérait alors, le rétablissement des conditions requises pour des élections libres et démocratiques.

La porte-parole ajoute que « la détermination du gouvernement l'expose en outre à des mesures additionnelles dans le cadre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou », lequel peut mener à la suspension partielle, voire totale, de la coopération, si le gouvernement ne remédie pas aux violations des éléments essentiels de cet accord liant l'UE aux pays ACP (respect des droits humains, des principes démocratiques et de l'État de droit).

Étant donné « les risques croissants pour les droits et la sécurité de tous les Burundais », l'UE estime qu' « il n'y a pas d'alternative: tous les Burundais doivent continuer à rechercher une solution consensuelle à travers le dialogue et en rejetant la violence ». Elle exhorte le gouvernement du Burundi à entrer dans cette logique et assure qu'elle continuera à travailler étroitement avec ses partenaires africains et les Nations Unies à cette fin. (Aminata Niang)

 

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