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Bulletin Quotidien Europe N° 11346
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) chine

Jyrki Katainen prône le renforcement de l'investissement bilatéral

Bruxelles, 29/06/2015 (Agence Europe) - Le vice-président de la Commission européenne en charge de la Croissance, de l'Emploi et de la Compétitivité, Jyrki Katainen, a plaidé, lundi 29 juin, pour le renforcement des flux d'investissement entre l'UE et la Chine en s'appuyant sur le futur accord bilatéral d'investissement et sur les actions concrètes des deux partenaires en matière d'investissement: le fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) et l'initiative chinoise 'One Belt, One Road'.

En matière de relations d'affaires et commerciales, « nous avons un large potentiel inexploité à exploiter à l'avenir », a estimé M. Katainen, lors d'une intervention devant le sommet des affaires UE/Chine, qui se tenait en marge du 17ème sommet UE/Chine, lundi à Bruxelles.

Le dernier rapport de la Chambre de commerce de l'UE en Chine confirme que ce pays continue d'être une destination clé pour les exportations et l'investissement européens, mais toutes les entreprises européennes qui ont collaboré à ce rapport sont d'accord pour dire qu'elles pourraient faire plus si le climat des affaires était plus favorable, a souligné le vice-président de la Commission.

Dans le même temps, la Chine ne compte que pour 6% du total des investissements directs étrangers réalisés en Europe, tout en étant pourtant pointée au premier rang des destinations les plus attractives pour l'investissement, selon une étude du cabinet Ernst&Young, a-t-il ajouté. Et bien que les investissements chinois en Europe soient en hausse, ils partent de zéro. L'an dernier, ils se sont établis à 14 milliards d'euros.

« Si nous avons le bon cadre, nous pouvons voir une forte poussée des investissements bilatéraux dans les prochaines années, compte tenu de la taille de nos économies », a estimé M. Katainen. « L'économie chinoise reste attractive pour les entreprises européennes et elle pourrait bénéficier davantage de leurs investissements. Mais pour cela, il faut que l'on permette aux investisseurs européens d'entrer sur le marché chinois et d'avoir le contrôle de leurs investissements », a-t-il plaidé.

L'UE veut un accord bilatéral sur l'investissement avec la Chine qui « garantisse un climat d'investissement accueillant, équitable et transparent pour tous les investisseurs ». « J'espère que le sommet donnera un élan important aux travaux menés par la commissaire Malmström », a poursuivi M. Katainen.

Le sommet de Bruxelles devait réaffirmer, lundi soir, le soutien politique des deux parties aux négociations pour un accord sur l'investissement UE/Chine, qui vise à remplacer les 26 accords bilatéraux existants entre les pays de l'UE et la Chine par un accord unique garantissant la protection juridique des investissements des deux partenaires et assurer un accès au marché réciproque à leurs investisseurs. Six rounds de pourparlers se sont tenus depuis le lancement des négociations en janvier 2014, le dernier s'étant tenu début juin (EUROPE 11329). En matière d'accès au marché, l'UE veut obtenir la levée des restrictions à l'investissement étranger sur le marché chinois, comme les exigences en matière d'établissement (co-entreprise et plafonds de participation), les interdictions d'investissement sectoriel par le biais du 'catalogue d'investissement', le transfert de technologies et les exigences de contenu local.

D'un autre côté, l'UE va certainement continuer à accueillir les investissements chinois en Europe, notamment grâce au 'plan d'investissement Juncker', a poursuivi M. Katainen. « Ce plan de trois ans offre une dimension supplémentaire aux possibilités », a-t-il assuré.

Avec le 'plan Juncker', « (l'UE va) obtenir un élan sans précédent pour améliorer (son) climat des affaires et attirer l'investissement en approfondissant et élargissant le marché unique ». « Nous éliminons la réglementation inutile et voyons comment mieux intégrer les secteurs clés du numérique, de l'énergie et des capitaux. En harmonisant la réglementation dans ces trois marchés, nous pouvons créer de nouvelles opportunités et pas seulement pour les compagnies européennes, mais pour toutes », a précisé M. Katainen. « Les entreprises chinoises sont plus que bienvenues à venir investir en Europe tant dans le cadre du FEIS que de l'initiative 'One Belt, One road' », a-t-il conclu.

La possibilité d'aller plus loin dans les détails quant à la participation de la Chine au FEIS sera examinée lors d'une session du dialogue économique et commercial en septembre à Pékin, où la délégation européenne sera emmenée par M. Katainen. (Emmanuel Hagry)

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