Bruxelles, 29/06/2015 (Agence Europe) - Un rapport publié lundi 29 juin par l'ONG environnementaliste Greenpeace met en avant l'échec des régulateurs nucléaires européens à agir sur la base des enseignements clés de la catastrophe de Fukushima, exposant les Européens au risque d'un accident nucléaire. Greenpeace plaide donc pour un renforcement des tests de résistance (stress tests) du parc nucléaire européen.
« L'Europe n'a pas tiré les leçons essentielles de Fukushima et reste terriblement mal préparée face à des accidents similaires. Nous exhortons la Commission et les régulateurs à agir pour garantir que les exploitants nucléaires européens répondent à ces graves problèmes de sécurité », insiste l'ONG.
Le rapport de Greenpeace analyse les plans d'action nationaux résultant de l'exercice de tests de résistance des installations nucléaires dans l'UE conduit en 2011-2012 suite à la catastrophe de Fukushima, en mars 2011 au Japon (EUROPE 10866). Il constate que plusieurs pays d'Europe ont échoué à mettre en oeuvre des mesures de protection essentielles contre les tremblements de terre, les inondations et les explosions d'hydrogène et à installer des soupapes de surpression pour empêcher la libération de radioactivité dans l'environnement en cas d'accident. « L'absence de telles soupapes de sécurité dans le réacteur Fukushima a contraint les opérateurs à faire face au dilemme de risquer la surpression et l'explosion ou libérer de la radioactivité et donc contaminer l'environnement et la population », déplore Greenpeace.
Mandaté par le Conseil européen et la Commission pour conduire les stress tests nucléaires dans l'UE, le réseau européen des autorités nationales de sûreté (ENSREG) doit présenter les résultats de son propre examen par les pairs des plans d'action nationaux, rappelle l'ONG. (Emmanuel Hagry)