Bruxelles, 13/04/2015 (Agence Europe) - La situation difficile persistante du marché de la viande bovine a été au centre des débats lors d'une réunion entre Pekka Pesonen, secrétaire général du Copa-Cogeca, Jean-Pierre Fleury, président du groupe de travail 'viande bovine' du Copa-Cogeca, et des experts de haut niveau de la Commission européenne.
Le secteur de la viande bovine est extrêmement fragile d'un point de vue structurel et les revenus sont bas, selon un communiqué du Copa-Cogeca diffusé vendredi 10 avril. Les producteurs spécialisés en viande bovine sont particulièrement touchés. La situation s'est aggravée l'an dernier après la perte du marché d'exportation vers la Russie. « Dans ce contexte, il est essentiel pour la Commission de veiller à ouvrir des débouchés supplémentaires vers de nouvelles destinations sur le marché mondial », a souligné Jean-Pierre Fleury.
La consommation de viande stagne en Europe et le marché de la viande bovine peut continuer à être déstabilisé par les fluctuations dans le secteur du lait et ses répercussions en matière de surplus d'offre d'animaux à l'abattage.
Dans ce contexte général, des importations supplémentaires dans le cadre des négociations en cours sur des accords de libre-échange « pourraient fortement menacer la production européenne de viande bovine, ce qui aurait de graves répercussions dans les zones rurales », selon les organisations agricoles.
En conclusion, Pekka Pesonen a souligné qu'un accord de libre-échange entre l'UE et les États-Unis représente aussi bien des opportunités que des défis. « Les États-Unis sont notre tout premier client pour les exportations de produits agricoles. Cependant, nous resterons vigilants et ferons tout notre possible pour sauvegarder le secteur de la viande bovine de l'UE et obtenir des garanties quant aux méthodes de production. Aussi, avant de progresser dans les pourparlers, il est de première importance de traiter la question des dispositions sanitaires et phytosanitaires », a dit M. Pesonen. (Lionel Changeur)