Bruxelles, 20/02/2015 (Agence Europe) - Dans les pays ACP (Afrique/Caraïbes/Pacifique), partenaires de l'Union européenne, les risques de catastrophes naturelles sont infiniment plus élevés que dans les autres régions du monde, révèle une étude présentée jeudi 12 février par le groupe ACP, à un moment clé de l'agenda international du développement durable.
La 'Cartographie des risques de catastrophes dans les pays et régions ACP', financée par le 10ème Fonds européen de développement (FED), montre que douze pays d'Afrique subsaharienne et un pays des Caraïbes comptent parmi les vingt pays les plus vulnérables au monde. Les pays ACP ont perdu, de ce fait, en moyenne 6,9 milliards de dollars par an, soit 2,3% de leur PNB total - un sacré frein à leur développement.
« Alors que les pays ACP ont acquis une bonne expérience de la gestion des risques, il est temps maintenant d'avoir une approche plus proactive », estime Alhaji Muhammad Mumuni, le secrétaire général du groupe ACP. Cette cartographie est un outil scientifique à l'usage des décideurs politiques et des acteurs locaux - y compris le secteur privé - pour relever ce défi « par des partenariats innovants intégrant les meilleures pratiques dans l'utilisation des instruments scientifiques, y compris les technologies de l'information, dans la gestion et la réduction des risques ».
Le nouveau cadre mondial sur la réduction des risques sera adopté à la troisième conférence onusienne sur le Cadre d'action de Hyogo, en mars prochain à Senai (Japon) ; les objectifs mondiaux de développement durables doivent être adoptés en septembre à New York et la conclusion d'un accord climatique mondial est escomptée à Paris en décembre 2015.
Dans le cadre du 10ème FED, protocole financier de la coopération ACP/UE pour la période 2008-2013, une enveloppe de 180 millions d'euros a été allouée au programme de prévention, de réduction des risques de catastrophes, ainsi que de préparation à ces phénomènes. (Aminata Niang)