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Bulletin Quotidien Europe N° 11258
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Déclaration commune très générale du sommet contre le terrorisme

Bruxelles, 20/02/2015 (Agence Europe) - Le Sommet international contre le terrorisme, organisé à Washington, s'est terminé vendredi 20 février par l'adoption d'une déclaration commune des 60 pays représentés, de la Haute Représentante de l'UE, Federica Mogherini, des Nations unies (ONU) ou encore du secrétaire général du Conseil de l'Europe ou de la Ligue arabe, rappelant l'engagement de ces parties à intensifier leurs efforts pour prévenir le recrutement et la radicalisation terroristes.

Dans une déclaration générale sans mesures concrètes, tous ces responsables condamnent les attaques récentes en Afghanistan, au Danemark, en Égypte, en France, au Kenya, en Libye, en Somalie, au Pakistan, au Nigéria, au Yémen ainsi qu'en Syrie, et rappellent l'urgence de prévenir les conflits et de résoudre les crises. Ils soulignent aussi le fait que l'extrémisme violent ne doit être « associé à aucune religion, nationalité, civilisation ou groupe ethnique ». Le président américain, Barack Obama, a refusé de nommer une seule fois pendant ce Sommet le terme d'islamisme radical. « Nous sommes ici aujourd'hui parce que nous sommes unis contre le fléau de l'extrémisme violent et du terrorisme», a déclaré Barack Obama à l'issue de cette rencontre internationale, rapporte l'AFP. Il a exhorté les gouvernements alliés à rester « inébranlables dans le combat contre des organisations terroristes ». Mais, a prévenu le président américain, cette lutte « n'a rien à voir avec le fait d'être juif, chrétien ou musulman: nous sommes tous dans le même bateau et nous devons nous épauler pour sortir de cette crise ».

Suivi en septembre

Pour le chef de la diplomatie jordanienne, Nasser Judeh, il s'agit de la « Troisième Guerre mondiale (...) notre guerre en tant que musulmans (...) notre guerre collective en tant que communauté internationale ». Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a lui réaffirmé que « plus de 400 jeunes Français sont aujourd'hui présents dans la zone irako-syrienne» et que « près de 1 400 Français sont impliqués, d'une façon ou d'une autre, dans les filières combattantes ».

La déclaration finale énonce encore des généralités comme le fait d'assurer le respect de l'État de droit et les principes démocratiques pour répondre au terrorisme. Elle souligne aussi que la lutte contre le chômage des jeunes fait partie des mesures pouvant prévenir le phénomène. Les dirigeants insistent encore sur la contre-propagande et l'utilisation des réseaux sociaux pour dissuader les candidats de partir rejoindre des organisations terroristes.

La lutte contre la radicalisation en prison fait aussi partie des priorités énoncées par ces dirigeants. Ces derniers se retrouveront en septembre en marge de l'assemblée générale des Nations unies et établiront un plan de suivi, assorti de propositions concrètes, indique le projet de déclaration. (Solenn Paulic)

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